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Meurtre de François Lefebvre: Asselin aurait transporté sa victime dans une boite de carton

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François Asselin, accusé du meurtre non prémédité de son collègue François Lefebvre et d’outrage à son cadavre, aurait transporté sa présumée victime dans une boite de carton et aurait tenté de s’en débarrasser sur son lieu de travail à Trois-Rivières.

TVA Nouvelles a appris que jeudi dernier, l’homme de 35 ans serait arrivé au volant d’un camion de la compagnie de transport Martel Express, puis aurait déchargé une boite en ordonnant à ses collègues: "Débarrassez-moi de ça. Mettez ça dans le conteneur presse-carton au plus vite. Ce sont des rebuts de clients."»

Intoxiqué par la drogue

Les employés sur place jeudi matin ont indiqué qu’Asselin semblait dans un état second comme s’il était lourdement intoxiqué par la drogue. Il errait partout à l’intérieur de l’entrepôt et disait ignorer où se trouvait le conducteur du camion en temps normal, son collègue de 59 ans François Lefebvre.

Quelqu’un aurait découvert le cadavre de M. Lefebvre dans la boite et l’aurait montré à Asselin qui aurait persisté à ignorer la présence du corps. «Ça me fait dire que c’est un être qui a perdu contact avec la réalité, qui a dérapé. Ça peut être un épisode psychotique toxique», avance le psychologue Hubert Van Gijseghem.

François Asselin se serait mis à manger des chips en attendant que l’on charge son camion. Il n’aurait jamais tenté de fuir les lieux. Les policiers avaient été appelés dans l’intervalle. Il n’aurait pas offert de résistance lors de son arrestation.

Des sacs pour la collecte d’ordures

Photo courtoisie

Hier, TVA Nouvelles révélait que Asselin, dont le père Gilles Giasson, est porté disparu depuis quelques jours, attendait impatiemment les éboueurs non loin de l’appartement qu’il partageait avec son père, M. Giasson, rue Sainte-Cécile à Trois-Rivières, le 11 mai dernier.

«Il était déjà à côté des bacs et m'attendait. Je lui ai dit qu'on ne ramasse pas les sacs de feuilles à cet endroit et qu'il y aura une collecte spéciale dans les prochains jours. Il m'a tendu 20$ et il m'a dit: "Ferme ta gueule"», a raconté Patrick Rouillard à TVA Nouvelles.

L’éboueur ajoute. «On a embarqué les sacs. (...) Il m'a demandé d'activer la presse avant de partir. C'est ce que j'ai fait.»

C'est son témoignage concernant sa rencontre avec François Asselin qui aurait conduit les enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec à fouiller une zone précise du site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie, depuis lundi. Des éléments importants en lien avec la disparition de son père, M. Giasson, y ont été découverts, mardi après-midi.

Photo courtoisie Sûreté du Québec

La Sûreté du Québec avait déployé samedi une équipe d’enquêteurs et de spécialistes du Laboratoire de science judiciaire et de médecin légale afin de passer au peigne fin le loyer trifluvien que partageait le père et le fils. Les lieux sont considérés comme une scène de crime.