/investigations/truth
Navigation

Des préjugés sur les accommodements raisonnables

Des préjugés sur les accommodements raisonnables
Photo d'archives, Ben Pelosse

Coup d'oeil sur cet article

Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, sont des expertes dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'énoncé

En plein débat sur l’immigration, mercredi soir sur les ondes de LCN, la militante promulticulturalisme Dalila Awada a remis les pendules à l’heure quant aux accommodements raisonnables.

« Ce que les chiffres démontrent, parce que vous faites référence aux musulmans, [c’est que] les demandes d’accommodement ne sont pas majoritairement faites par ce groupe-là », a-t-elle fait valoir en réponse à Richard Martineau.

Les faits

Dalila Awada a raison. Le concept d’accommodement raisonnable est souvent associé aux accommodements religieux, de façon erronée.

De 2017 à 2018, 61 % des demandes de conseils en accommodements faites à la Commission des droits de la personne (CDPDJ) sont pour corriger des situations pour les personnes ayant un handicap.

Pendant la même période, seulement 23 demandes (18 %) concernaient des motifs religieux, dont à peine 12 étaient liées à la religion musulmane.

L’année précédente, sur 70 demandes de conseils en accommodements raisonnables, seulement 28 % des cas portaient sur des accommodements liés à différentes religions.

La Commission des droits de la personne offre un service-conseil pour les demandes en matière d’accommodements raisonnables faites aux syndicats, entreprises et organisations depuis la Commission Bouchard-Taylor.