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Le pouvoir de la musique

Le pouvoir de la musique
Illustration Nathalie Samson

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Mon chum Sylvain Laroque a partagé avec moi un lien sur Facebook : 10 albums qui ont marqué ta vie. Je le remercie, car ça m’a permis de partir dans ma tête quelques heures. Évidemment, comme j’ai la capacité d’attention d’un enfant de 4 ans, c’est jamais difficile.

C’est fou comme la musique nous marque. On a tous notre liste de chansons lorsqu’on part sur un « road trip », des chansons qui nous rappellent de vieux souvenirs ou nos premières peines d’amour. Les chansons qui nous ont marqués représentent toutes une étape de notre vie.

Les grandes découvertes

Mon premier album, je l’ai reçu lorsque j’avais 6 ans. C’était un disque d’Elvis. Je tripais solide sur le King. Mais j’ai perdu ma première idole un an plus tard, en 1977.

Je me souviens que c’était la première fois que je pleurais la perte de quelqu’un, sans même comprendre pourquoi. Les seules autres fois que j’avais vraiment pleuré, c’est en regardant Démétan, la petite grenouille.

Quelques semaines plus tard, je ne l’oublierai jamais, j’ai écouté les disques des Beatles du grand frère d’un de mes amis. Ce fut un coup de foudre immédiat.

Je me souviens que chaque chanson était meilleure que l’autre et qu’une belle euphorie se développait dans ma tête. C’est surtout là, pour la première fois, que j’ai compris que la musique était un miroir de nos émotions.

Une autre dimension

Pas longtemps après, j’ai traversé une autre dimension lorsqu’un ami m’a fait écouter la musique « fuckée » de Pink Floyd. Another Brick in the Wall venait juste de sortir et ça jouait en boucle dans notre party de sous-sol où j’ai joué à la bouteille pour la première fois.

C’était le même soir où j’ai dansé mon premier slow sur du Styx et où j’ai eu le courage de descendre ma main dans le « bas du dos » de ma blonde de l’époque. C’est aussi à ce moment-là que j’ai découvert l’art de me reculer un peu pour ne pas qu’elle sente à quel point j’étais heureux.

Au secondaire, j’ai eu peur de la musique d’AC/DC et de Mötley Crue, que j’associais avec les bums de l’école.

Je pensais que si j’en écoutais, j’allais commencer à prendre de la drogue. Assez drôle quand tu connais la suite.

Quelques années plus tard, c’était Duran Duran qui jouait à tue-tête. J’ai piètrement tenté d’imiter la coupe de cheveux du bassiste John Taylor. Je vous confirme tout de suite qu’aucune photo de cette époque ne fera surface publiquement.

Nirvana

Je pourrais vous parler longtemps de ma période The Box, Northern Pikes et Tragically Hip, mais la musique qui a tout changé fut celle de Nirvana. C’est là que j’ai compris qu’on avait le droit de se révolter et de dire tout ce que l’on pense. C’est ce qui a façonné le reste de ma carrière.

Aujourd’hui, lorsque je dois me taper de longues heures de route pour aller faire un show, j’ai toujours hâte parce que c’est une belle occasion de me perdre dans ma tête en écoutant cette musique qui me fait vibrer.

J’aime penser au premier humain qui a ramassé les os de l’animal qu’il venait de manger et qui a commencé à taper sur une roche.

Il n’avait aucune idée de ce qu’il venait d’inventer, de tous les genres de musiques qui allaient s’ensuivre. Et même si ce son de base était aussi primitif que lui, ça ne l’a pas empêché de vibrer autant que nous aujourd’hui.

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