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Meurtre de son père et de sa belle-mère: il croyait au crime parfait

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.

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Guillaume Gélinas croyait au meurtre parfait. Deux mois avant d’être accusé d’avoir assassiné son père et sa belle-mère, il soutenait savoir comment tuer sans se faire prendre: avoir un alibi, utiliser un couteau, ne pas laisser de trace ni avoir de trou dans son horaire. À partir de plus de 2000 pages de notes sténographiques, Le Journal a pu reconstituer le plan sanglant de l’ex-militaire, récemment condamné à la prison à vie.

Voici son histoire.

«Tant que tu ne te fais pas pogner, il ne peut rien t’arriver», disait fréquemment Guillaume Gélinas à ses collègues de l’Institut de protection contre les incendies du Québec, où il étudiait pour devenir pompier.

Le hic, c’est que l’homme de 22 ans n’a pas suivi sa propre maxime. Il s’est fait épingler le jour même où il a poignardé à mort son père Luc Gélinas et sa belle-mère Julie Lemieux, le 13 février 2014.

Sous-estimant le travail acharné des enquêteurs de la Sûreté du Québec, et particulièrement les efforts d’un «empathique» sergent, Guillaume Gélinas a fini par avouer son crime après 13 h d’interrogatoire.

Puisque l’ex-militaire a récemment reconnu être l’auteur du double meurtre sanglant, il est maintenant possible de raconter en détail comment les policiers sont parvenus à le faire craquer.

L’Afghanistan à 19 ans

Gélinas rêvait d’être soldat depuis l’enfance. Carburant à l’adrénaline, il s’engage dans la réserve des Forces armées canadiennes et, à 19 ans, il fait partie des dernières troupes envoyées en Afghanistan.

Son travail: sécuriser des routes, escorter des convois blindés, patrouiller dans des villages. Là-bas, il est en hypervigilance constante. Du fermier qui peut troquer sa fourche pour un fusil à n’importe quel moment à l’enfant qui fait voler son cerf-volant pour avertir les siens de la présence d’une armée étrangère: il doit se méfier de tout le monde.

Pendant neuf mois, Guillaume Gélinas a servi son pays. Il a aidé les Afghans à reconstruire le leur. Un emploi qui le valorisait grandement.

Mais le retour au Canada et à la vie civile, en 2011, n’a pas été facile pour le caporal-chef.

Il était plus impatient qu’avant et avait tendance à «exploser» rapidement lors d’un conflit. Le jeune homme faisait souvent la fête, dépensant beaucoup d’argent.

Pompier

Se cherchant une nouvelle vocation, Guillaume Gélinas s’est tourné vers le cégep, puis il a occupé divers emplois qu’il trouvait sans intérêt. En 2013, il s’inscrit à l’Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ), à Laval, croyant avoir enfin trouvé un métier qui lui procurerait la même adrénaline que l’armée.

Pendant ses études d’aspirant-pompier, il habite chez son père Luc Gélinas, à Terrebonne.

Sa session d’automne se déroule bien. Il est même nommé «capitaine» de sa classe. Cependant, il peine à se trouver un emploi à temps partiel pour subvenir à ses besoins, préférant passer ses week-ends chez sa copine, à Gatineau.

Il est éperdument amoureux de cette jeune femme, qu’il voit comme la mère de ses enfants. C’est donc son père qui paie pour ses dépenses.

Guillaume Gélinas a l’impression constante de devoir lui quêter de l’argent, ce qui cause des conflits récurrents.

Deux jours avant les meurtres, Luc Gélinas a reçu un appel d’une compagnie de recouvrement lui signifiant que ses cartes de crédit seraient coupées s’il ne réglait pas promptement les dettes de son fils, pour qui il s’était porté garant.

Cet appel a mis le père hors de lui et une chicane a éclaté.

Préparer l’alibi

Le lendemain, le jeune homme n’avait aucune envie de passer la soirée chez lui. Il a donc demandé à un ami de Montréal de «brosser» avec lui.

Cela faisait déjà plusieurs jours qu’il voulait faire la fête. Il en avait parlé à des amis de l’IPIQ, qui avaient tous trouvé ça étrange.

Leurs cours étant physiquement très exigeants, les aspirants-pompiers n’ont pas l’habitude de ce genre d’écart en semaine, ont relaté plusieurs à la cour.

<b>M<sup>e</sup> Éric Côté</b>, <i>couronne</i>
Photo Chantal Poirier
Me Éric Côté, couronne

Guillaume Gélinas tentait-il de se créer un alibi pour commettre le double homicide? C’était la prétention de Me Éric Côté, de la Couronne, lors de l’enquête préliminaire du tueur, en 2016.

L’ex-militaire avait d’ailleurs dit sans gêne à ses confrères qu’il était possible de commettre un meurtre parfait, a plaidé le procureur au juge Normand Bonin.

Avant les Fêtes de 2013, Gélinas en a discuté à deux reprises avec d’autres étudiants à la cafétéria de l’IPIQ.

Pour lui, il était possible de commettre un homicide sans se faire pincer en s’assurant de ne pas laisser de traces et de n’avoir aucun trou dans son horaire.

Aussi, avait précisé le jeune homme, il vaut mieux utiliser un couteau qu’une arme à feu, qui attirerait vite l’attention.

<b>M<sup>e</sup> Marc Labelle</b>, <i>défense</i>
Photo Martin Alare
Me Marc Labelle, défense

Pour Me Marc Labelle, de la défense, il ne s’agissait que de banales discussions ayant débuté en parlant de la série Dexter, que Guillaume Gélinas aimait.

Il ne faut pas y voir une forme de préméditation, a martelé le criminaliste.

Comme à la télévision

Dans cette série télévisée, Dexter Morgan, un analyste en projections de sang de la police de Miami, commet des meurtres en série sans se faire prendre. Il ne laisse aucune trace de ses crimes, toujours perpétrés dans des pièces tapissées de pellicule plastique.

Guillaume Gélinas n’a pas tué son père et sa belle-mère à la manière de Dexter, mais il a tout de même posé certains gestes, avant et après les meurtres, visant à lui forger un alibi qui l’innocenterait.

Le soir du 12 février 2014, le jeune homme s’est rendu à Montréal, chez un ami étudiant en criminologie qu’il n’avait pas vu depuis un certain temps. Ils ont consommé de l’alcool en jouant à des jeux vidéo durant deux heures.

Guillaume Gélinas s’est endormi sur le sofa vers minuit, mais il est parti quelques heures plus tard, entre 3 h 30 et 5 h. Il avait dit à son ami qu’il pensait partir tôt pour l’école, pour éviter la circulation dense.

Un incompris...

Mais l’ex-soldat est plutôt retourné chez son père dans le but avoué de lui faire peur. Il se sentait incompris et avait l’impression de perdre sa dignité en lui demandant constamment de l’argent.

Guillaume Gélinas a donc eu l’idée de se déguiser pour surprendre son père.

«Je me déguise, je lui fous la chienne de sa vie [pour] qu’il se rende compte que câline, des biens matériels, c’est pas ça qui est le plus important. C’est ta femme, ton enfant, ceux qui comptent pour toi», a-t-il affirmé en interrogatoire.

Il est donc entré dans la résidence en passant par le garage et a enfilé une salopette et un imperméable jaunes, sa cagoule de pompier, un masque blanc de l’IPIQ et des gants en cuir noir.

Pour masquer ses traces, il a mis les bottes de taille 9 de son père, alors qu’il porte la pointure 10,5.

Altercation

Déguisé comme un voleur et muni d’un bâton télescopique, Guillaume Gélinas est monté à la chambre principale, où dormaient son père et sa conjointe.

La suite n’est pas claire, mais il y aurait eu une altercation entre Luc Gélinas et son fils.

Surpris sous la cagoule

Guillaume Gélinas a assené un coup de matraque au visage de son père, qui l’aurait reconnu.

«Il m’a dit: “Qu’est-ce que tu fais là?” Pis là, il a capoté. J’ai couru dans la cuisine, j’ai attrapé le premier couteau que j’ai vu pis...», a décrit Gélinas sans terminer sa phrase.

Dans la cohue, Luc Gélinas aurait hurlé à sa conjointe d’appeler la police. «Je [ne] voulais pas me faire pogner. Je [ne] voulais plus entendre sa voix», a continué le meurtrier, en interrogatoire.

Gélinas a donc agrippé le plus gros couteau du bloc se trouvant sur le comptoir. «Mon père a couru vers moi, pis instinctivement j’ai donné un coup, pis là, après ça, ça s’est poursuivi. Julie est revenue vers moi, pis là, ça a continué, pis là [...] il criait pis je voulais qu’il arrête de crier. Faque j’ai continué jusqu’à tant qu’il n’y ait plus un bruit», a-t-il détaillé.

48 coups de couteau

Il a poignardé son père à 10 reprises, tandis que Julie Lemieux a reçu 38 coups de couteau. Question d’être certain que Luc Gélinas ne se relève pas, son fils lui a tranché la gorge. À sa belle-mère également.

«C’était évident que c’était fini», a résumé Guillaume Gélinas pour justifier le fait qu’il n’avait pas appelé les secours.

Le meurtrier a ajouté qu’il ne voulait que «crisser son camp». Pensant encore s’en tirer sans se faire prendre, il s’est rendu au sous-sol, où il s’est complètement déshabillé sur une serviette de bain.

Il s’est lavé, il a revêtu son uniforme de pompier et il a pris soin de mettre tout le matériel utilisé lors du crime dans des sacs à ordures blancs avec une attache orange.

Avant de partir, il a volé 50 $ à son père... pour mettre de l’essence.

Il s’est ensuite rendu dans le stationnement de l’IPIQ, où il a envoyé un texto à son ami montréalais, pour se forger un alibi. «Esti que le rhum d’hier, je le trouve pas drôle [ce] matin», a-t-il écrit, précisant qu’il était déjà à l’école.

Fatigué de sa nuit haute en émotions, Guillaume Gélinas décide néanmoins d’aller se chercher un café au Tim Hortons près des Galeries de Terrebonne. Il entre se commander un «grand café deux laits, deux sucres», qu’il paie comptant.

Il se dirige par la suite à l’arrière du restaurant, où il se débarrasse de ses vêtements ensanglantés dans le conteneur à déchets, avant de retourner à l’école. C’est cet élément qui mènera à son inculpation.

Brouiller les pistes

Ce matin-là, Guillaume Gélinas disait à qui voulait l’entendre qu’il avait «brossé» la veille. Pourtant, personne n’a remarqué d’odeur d’alcool.

Avant le début des cours, il a envoyé un texto à son père pour son anniversaire, sachant qu’il était mort. Plus tard en avant-midi, il lui a souhaité

«bonne fête» sur Facebook, pour brouiller les pistes. Le jeune homme a aussi écrit un tendre mot à sa copine, lui disant qu’il avait hâte de passer la Saint-Valentin à ses côtés.

Pendant ce temps, la nouvelle d’un double meurtre sur le boulevard Pierre-Le Gardeur à Terrebonne commençait à se répandre à l’IPIQ. Des étudiants ont même montré un reportage sur le sujet à Guillaume Gélinas, qui a prétendu ne pas reconnaître l’endroit.

Inquiet que les deux victimes ne se soient pas présentées à leur travail à la Société des alcools du Québec, un collègue s’était rendu à leur domicile.

Constatant qu’il n’avait aucune réponse en sonnant à la porte, mais que leurs deux véhicules étaient dans le garage, l’homme a appelé la police. Deux patrouilleurs de la police de Terrebonne ont découvert les corps «dans une mare de sang».

Aucune réaction à l’annonce

La Sûreté du Québec (SQ) a aussitôt pris l’enquête en main. Guillaume Gélinas a rapidement été considéré comme un témoin important qu’il fallait retracer.

Une matraque et le couteau de cuisine utilisés pour commettre le double meurtre.
Photo courtoisie
Une matraque et le couteau de cuisine utilisés pour commettre le double meurtre.

Les enquêteurs ont réussi à le localiser en fin de journée, à trois rues de chez sa copine, à Gatineau. Le meurtrier, qui avait quitté Laval à la fin de ses cours, s’était débarrassé du couteau et de la matraque en chemin, dans un conteneur à déchets derrière un commerce de Saint-Eustache.

Lorsque les premiers policiers lui ont annoncé la mort de son père et de sa belle-mère, Guillaume Gélinas n’a eu aucune réaction. Pas de pleurs ni de cris.

Bien qu’un soldat soit formé pour ne pas laisser transparaître ses émotions, la réponse que l’homme de 22 ans a alors donnée aux enquêteurs est plutôt surprenante.

«Un malade»

«Je sais ce que j’ai à faire. J’ai déjà été poignardé quand j’avais 14 ans. Je suis habitué», a-t-il indiqué. Les limiers ne lui avaient pourtant pas dit que les crimes avaient été commis avec une arme blanche.

Guillaume Gélinas accepte de les suivre au quartier général de la SQ à Gatineau pour discuter. Questionné par les enquêteurs à savoir qui aurait pu commettre un tel geste, le jeune homme a répondu: «Je suis mieux de [ne] pas le savoir.»

Il a ensuite émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir «d’un vol, d’un malade dans la tête ou d’une vengeance» et que le tueur méritait «une sentence à vie».

Pendant ce temps, des dizaines de policiers ratissaient la scène de crime et analysaient chaque détail.

Gélinas a décrit sa journée aux enquêteurs, mentionnant s’être rendu au Tim Hortons en matinée. Des patrouilleurs sont allés sur place pour vérifier ses dires.

Réflexe policier

Le jeune homme apparaissait bien sur les caméras de surveillance de restaurant, mais les policiers ont eu le réflexe de vérifier les poubelles derrière le bâtiment.

Parmi le lot de sacs à ordures industriels noirs, les agents ont ciblé des sacs d’ordures ménagères blancs munis d’attaches orange comme ceux trouvés dans la cuisine des victimes. À l’intérieur, ils ont découvert les vêtements ensanglantés et le déguisement de l’assassin.

Guillaume Gélinas est mis en état d’arrestation après cette découverte.

Les enquêteurs essaient alors de le faire parler. Le sergent-détective Éric Gagné, des Crimes contre la personne, tente plusieurs approches, toutes infructueuses.

Guillaume Gélinas accepte de parler de sa formation de pompier, de son ancienne carrière de soldat et de son emploi du temps de la journée, mais pas du crime en tant que tel.

Lorsque l’enquêteur de la SQ commence à égrener des détails pouvant le relier aux meurtres, l’homme de 22 ans se ferme comme une huître.

Bon cop, bad cop

À un moment, le sergent-détective tente même de le provoquer. «C’est une question d’argent. Ce que tu veux toucher, c’est l’héritage. Pour toucher l’héritage, [il] faut que t’élimines Luc pis [il] faut que t’élimines Julie. C’est Julie qui va avoir un héritage», dit-il à Gélinas, qui ne bronche pas.

Dans un scénario ressemblant à Bon cop, bad cop, son collègue Mathieu Bouchard débarque alors dans la salle d’interrogatoire pour lui donner une photo des victimes. Instinctivement, Guillaume Gélinas la chiffonne.

«Tu [ne] les as pas assez maganés de même, [il] fallait [que] tu maganes leur photo en plus», lance l’enquêteur.

Le sergent-détective pousse même la note jusqu’à lui demander quelles étaient les dernières paroles des victimes. Gélinas ne réagit pas.

Cela fait 12 heures qu’il est interrogé par un duo d’enquêteurs chevronnés, sans rien dire qui peut l’incriminer.

Le sergent Marc Ippersiel fait son entrée dans la salle d’interrogatoire où Guillaume Gélinas se trouve depuis 12 heures.
Photo courtoisie
Le sergent Marc Ippersiel fait son entrée dans la salle d’interrogatoire où Guillaume Gélinas se trouve depuis 12 heures.

Puis, un troisième enquêteur s’amène, le sergent Marc Ippersiel, des Crimes majeurs de l’Outaouais. Cette unité ne s’occupe pas des homicides, mais le policier comptant 26 ans d’expérience arrive avec une carte dans sa manche.

Un ourson et il craque

Il a rencontré la copine de Guillaume Gélinas. Celle-ci est démolie et elle pleure sans cesse.

En écrivant le nom de l’ourson Balou sur le tableau blanc, l’enquêteur a fait une faute d’orthographe, que le meurtrier s’est empressé de corriger.
Photo courtoisie
En écrivant le nom de l’ourson Balou sur le tableau blanc, l’enquêteur a fait une faute d’orthographe, que le meurtrier s’est empressé de corriger.

La jeune femme a raconté à l’enquêteur Ippersiel que son amoureux et elle avaient une peluche fétiche. Ils s’étaient rendus ensemble dans un magasin Build-a-bear pour la façonner.

L’ex-militaire avait caché une surprise dans l’ourson nommé Balou et avait dit à sa copine qu’un jour, elle pourrait l’ouvrir.

Désemparée de voir son copain arrêté pour un double meurtre le jour de la Saint-Valentin, la jeune femme a fouillé dans la peluche pour y découvrir une demande en mariage.

C’est avec cet élément que le sergent Ippersiel approche Guillaume Gélinas. Ses yeux se remplissent de larmes, il craque. Le policier lui dit qu’il pourra voir sa copine, qui l’attend dans le poste de police, mais qu’auparavant, ils doivent discuter.

Dans les bras du détective

Le tueur craque et pleure dans les bras du sergent Marc Ippersiel.
Photo courtoisie
Le tueur craque et pleure dans les bras du sergent Marc Ippersiel.

L’homme de 22 ans vide enfin son sac, allant même jusqu’à pleurer dans les bras du policier. Il avoue ses crimes au sergent Ippersiel et accepte même de mener les enquêteurs à l’endroit où il a jeté les armes. L’interrogatoire s’est conclu sur une prise de conscience du meurtrier. «J’ai fait des actes terribles, je vais assumer les conséquences», a-t-il laissé tomber.

Après quatre ans de procédures judiciaires pénibles pour les proches des victimes, Guillaume Gélinas a été récemment condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 18 ans. Il ne pourra pas quitter le pénitencier avant l’âge de 40 ans.

Guillaume Gélinas et sa copine, dont nous avons masqué l’identité, dans des jours plus heureux. Ils ne forment plus un couple aujourd’hui.
Photo tirée de Facebook
Guillaume Gélinas et sa copine, dont nous avons masqué l’identité, dans des jours plus heureux. Ils ne forment plus un couple aujourd’hui.

Un plan machiavélique

Avant de s’attaquer aux deux victimes, Guillaume Gélinas semble avoir bien planifié son coup.

1. Il a organisé une soirée de jeux vidéo bien arrosée avec un ami la veille du crime pour se forger un alibi.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

2. Il a quitté le domicile de son ami dans la nuit pour se pointer chez son père à l’improviste.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie
Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

3. Gélinas s’était déguisé, revêtant notamment sa cagoule de pompier et des bottes d’une pointure plus petite, pour brouiller les pistes.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

4. Luc Gélinas et Julie Lemieux dormaient paisiblement lorsqu’ils ont été surpris par le meurtrier.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

5. Après la tuerie, le jeune homme s’est lavé, a enfilé son uniforme de pompier, puis a mis son matériel souillé de sang dans des sacs à ordures blancs. Il a ensuite jeté les sacs dans une benne à ordures à Terrebonne.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie
Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo tirée de Facebook

6. De retour en classe, il a envoyé un texto à son père, puis un message sur Facebook, pour lui souhaiter un bon anniversaire, sachant qu’il venait de le poignarder à mort.

Un tueur brouillon

Il avait beau se vanter de savoir comment réussir un crime parfait, Guillaume Gélinas a commis des erreurs qui ont permis aux enquêteurs de la SQ de le démasquer rapidement.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie
Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

L’assassin a confié aux sergents-détectives être passé dans un Tim Hortons le jour des meurtres. C’est dans la benne à ordures de ce commerce de Terrebonne que des policiers ont remarqué, au milieu de sacs noirs, des sacs blancs comme ceux retrouvés chez les victimes.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo courtoisie

Les agents ont récupéré le déguisement taché de sang utilisé par le tueur, dont cet imperméable jaune.

Guillaume Gélinas (au centre) en présence de sa belle-mère Julie Lemieux et de son père Luc Gélinas.
Photo d'archives, Agence QMI

Après tout le mal qu’il s’était donné pour camoufler ses gestes, Guillaume Gélinas a tout de même fini par avouer avoir froidement tué son père et sa belle-mère. Le 12 mars dernier, il a écopé d’une peine de prison à vie, sans possibilité de libération avant 18 ans.