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Le prix de l'essence franchit le 1,50 $

Le prix de l'essence franchit le 1,50 $
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Le prix de l'essence à la pompe a franchi la barre symbolique du 1,50 $ dans la nuit de mardi à mercredi à Montréal, un prix qui n’a pas été vu depuis 2014.

La majorité des stations-service dans la région de Montréal affichaient un prix de 1,50,9 $ le litre d'essence ordinaire en matinée mercredi. Il s'agit d'un bond d'environ 14 cents par rapport à la veille.

«La demande est exponentielle. Elle a beaucoup augmenté au cours des dernières années. Elle ressemble en ce moment à une demande de saison estivale, une saison de grandes vacances», explique Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec.

La demande est élevée parce que les véhicules sont gros, donc nécessite plus d’essence. Il y a aussi plus d’activités économiques, ce qui amène plus de transport de marchandises, précise Mme Gauthier.

«Il y a aussi eu une baisse d’extraction du produit brut. La capacité de raffinage depuis les années 2000 a beaucoup diminué. On se retrouve donc dans un marché où il y a moins de matière brute, où on est moins capable d’en raffiner tandis qu’on en a besoin de plus», ajoute Mme Gauthier.

Cette mauvaise nouvelle pour les automobilistes pourrait ne pas être la dernière en raison des incertitudes géopolitiques au Venezuela et en Iran, ce qui crée de l’incertitude.

Marge à 13 cents

CAA-Québec soutient également que les stations-service à Montréal se permettent une marge de profit plus grande qu’ailleurs au Québec.

L’organisme calcule que les détaillants paient aujourd’hui leur essence entre 1,35$ et 1,36$ le litre d’essence.

«À ce prix, c’est certain qu’ils ne vont pas nous vendre l’essence à 1,12$. Ils doivent s’ajouter une marge au détail. Là où le bât blesse, et la problématique est symptomatique à Montréal, c’est que les marges au détail à Montréal sont beaucoup trop élevées et à notre avis injustifiées», estime Mme Gauthier.

Selon CAA-Québec, depuis les 52 dernières semaines à Montréal, la marge au détail est à 13 sous le litre tandis que la marge moyenne au Québec est à 7 sous le litre.

«C’est pratiquement le double. Pourtant, Montréal devrait être le marché le plus compétitif de la province. C'est ici qu’il y a le plus de stations-service et de demande, mais voilà que ce n’est pas ça qui se passe», déplore Mme Gauthier.