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La violence est aussi féminine

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Comme beaucoup de jeunes pères, j’ai été privé de ma fille dès sa naissance parce que sa mère préférait couver son enfant seule chez ses parents, qui se sont ensuite accaparé l’enfant avec la même possessivité maladive. Devant ce kidnapping en règle, j’ai rapidement entrepris des démarches judiciaires pour faire respecter mes droits d’accès.

Mes demandes d’accès, toujours raisonnables, étaient systématiquement acceptées par la cour, jusqu’au jour où la mère a décidé de porter des accusations de violence à mon endroit. Rien ne me fut épargné : imprévisible, drogué, alcoolique, meurtrier, bipolaire, violent, menteur, psychopathe, narcissique, pédophile, irresponsable, etc. Tout cela sans preuve et avec la complicité de la police, de la DPJ, des juges de la Cour supérieure, de la Cour d’appel du Québec et de la Cour suprême du Canada. Pendant plus de trois ans, je fus condamné à ne voir ma fille qu’en centre supervisé à peine une heure par semaine.

Après cinq années de lutte pour prouver mon innocence et 100 000 $ de frais judiciaires, je suis parvenu à obtenir des droits d’accès normaux, soit une fin de semaine sur deux. Devant son échec pour m’effacer de la vie de notre enfant et n’acceptant pas de devoir la partager minimalement avec moi, la mère l’utilise désormais pour se venger de son méchant papa. L’enfant est malheureuse de tout ça puisqu’elle aime et son père et sa mère. Mais ça ne retient pas la mère dans sa volonté d’exercer la plus grande violence psychologique à mon endroit.

Combien de temps faudra-t-il avant que la violence au féminin soit dénoncée à l’égal de la violence physique exercée majoritairement par les hommes ? Sachez aussi en terminant que l’aliénation parentale utilisée par la mère de ma fille est une notion encore très mal reçue et encore plus mal évaluée par les juges, parce que trop complexe, mais surtout, disons-le, parce que nous avons un système affamé de dollars et dépassé par la détresse humaine. Ce qui le mène à oublier le plus important dans l’échelle des valeurs : l’enfant et la famille.

Un père comblé par l’amour de sa fille

Je n’ai pas de peine à imaginer le terrible dédale juridique que vous avez dû traverser pour parvenir à faire respecter vos droits de père. L’aliénation parentale n’est effectivement pas une donnée facile à interpréter pour les juges de la vieille école encore en poste. Pour peu que le vis-à-vis dans un divorce ait des velléités de vengeance comme il semble que ce fut votre cas, les procédures vont s’étirer dans le temps et envenimer le climat. Heureusement, il existe un organisme qui a beaucoup fait pour l’évolution des mentalités en cette matière, soit l’ANCQ, « L’action des Nouvelles Conjointes et des Nouveaux Conjoints du Québec ». Site internet : www.ancq.qc.ca