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Pages Jaunes: plus d’une cinquantaine de plaintes reçues à l’Office de la protection du consommateur

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MONTRÉAL | Une division du Groupe Pages Jaunes, Pages Jaunes Solutions numériques et médias Limitée, a fait l’objet d’une cinquantaine de plaintes à l’Office de la protection du consommateur relativement à certaines de ses pratiques commerciales depuis deux ans.

Selon ce qu’a rapporté le 98,5 FM, «plusieurs dirigeants de commerces disent devoir plus de 3000 $ au Groupe Pages jaunes pour des contrats qu'ils n'ont jamais voulus».

«Ces personnes affirment qu'elles éprouvent énormément de difficultés à faire annuler ces «ententes»», ajoute le 98,5.

Les plaignants accusent les vendeurs de publicité de Pages Jaunes de pratiques trompeuses et déloyales, en restant flous sur les conditions de présumés contrats, notamment sur l’existence d’une période d’essai ou d’un contrat comme tel.

Un porte-parole de l’Office de la protection du consommateur, Charles Tanguay, a confirmé au 98,5 FM que son organisme a reçu plus d’une cinquantaine de plaintes, dont plusieurs portent sur les pratiques en matière de contrats à distance.

M. Tanguay a précisé que dans la majorité des cas dont il a pris connaissance, il semble que des pratiques prévues par la Loi sur la protection du consommateur (LPC) n’aient pas été respectées. L’Office a transmis à Pages Jaunes le mois dernier un avis lui rappelant ces pratiques.

«Sous toutes réserves, il semble, d’après les cas qui nous sont rapportés, que cette entreprise ne respecte pas les dispositions de la LPC sur le contrat conclu à distance, ce qui ouvre la porte à des possibilités d’annuler le contrat», a affirmé M. Tanguay, soulignant que la Loi sur la protection du consommateur ne couvre pas les entreprises, mais prévoit des exceptions, pour les artisans, entre autres, une catégorie dans laquelle pourraient figurer plusieurs plaignants.

Le 98,5 FM dit ne pas avoir reçu de réponses satisfaisantes à ses questions de la part de Pages Jaunes.