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Des vélos bénis!

1961

Avant Après
Photo courtoisie, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M_E6S7SS1_P610293
Photo Ben Pelosse

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Le groupe de cyclistes et motocyclistes

Dans cette banlieue de l’est de l’île, en 1961, les jeunes du quartier viennent participer à la classique annuelle de bénédiction de leurs vélos et motocyclettes. La présence sur les routes des véhicules à deux roues n’a alors rien de surprenant. Les vélos sillonnent les rues de la ville depuis la fin du XIXe siècle, alors que la voiture fait son apparition en plus grand nombre sur nos voies routières dans les années 1910. Le vélo est déjà l’un des moyens de transport prisé des Montréalais pendant la belle saison. Mais avant les années 1920, les règles de circulation ne sont pas encore très claires et de nombreux accidents entre cyclistes et automobilistes impliquent des enfants. Les compagnies d’assurances de l’époque indiquent même que la fin de l’après-midi – l’heure de pointe, donc – est l’heure où les enfants à vélo courent le plus de risques. Comme quoi les modes de vie actuels ne sont pas si différents de ceux de nos grands-parents !

Chez les capucins de Pointe-aux-Trembles

Au milieu des années 1960, les Québécois vivront une profonde transformation dans leurs pratiques religieuses. Mais pour l’instant, on se presse encore en grand nombre à l’église de la Réparation qui trône au cœur du sanctuaire des capucins de Pointe-aux-Trembles. Ordre mineur de la lignée des franciscains, les moines capucins suivent les préceptes de Saint-François-d’Assise, et le contact avec la nature en est l’un des piliers. À preuve, le boisé qui entoure encore de nos jours le sanctuaire de la Réparation, où sont aménagés différentes chapelles et lieux de recueillement, est un trésor dans ce secteur où la banlieue et les voies rapides marquent le paysage. Les capucins gardent le site depuis 1921, héritiers de plusieurs autres ordres religieux et surtout de la fondatrice du sanctuaire, Marie Hébert de la Rousselière, qui fait bâtir une première chapelle sur le site en 1896. Ils cherchent aujourd’hui à préserver ce patrimoine religieux des outrages du temps.

Soyez prudents et... ne faites pas les zouaves !

Photo courtoisie, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M_E6S7SS1_P610297

Ce moine capucin porte encore la bure, le costume traditionnel de plusieurs ordres monastiques. Il est accompagné à sa droite d’un jeune dont le costume laisse peu de place au doute : il s’agit d’un zouave pontifical. À l’époque, être dans le corps des zouaves est un honneur historique que des centaines de jeunes prennent au sérieux. Le régiment avait en effet défendu Rome à l’époque de l’unification de l’Italie, en 1870. Jusqu’aux années 1960, ils sont de toutes les manifestations religieuses d’envergure. Faire bénir son véhicule... Drôle d’idée, direz-vous ? Pourtant, cette pratique aussi religieuse que superstitieuse est restée longtemps très populaire. On voit encore, de nos jours, au début de la belle saison, des cérémonies de bénédiction de motocyclistes ou de cyclistes. À Montréal, la recrudescence du vélo comme moyen de transport encourage un retour « bon-enfant » à cette pratique et on en profite pour sensibiliser le public à certains principes de sécurité routière.

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