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Luc Picard dans la peau du tueur à gages Gérald Gallant

ART-LES ROIS MONGOLS
Photo Agence QMI, Dario Ayala En plus de réaliser le film Gallant : Confessions d’un tueur à gages, Luc Picard interprétera Gérald Gallant, le meurtrier au cœur du scénario.

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Luc Picard se glissera dans la peau du tueur à gages Gérald Gallant dans un film qui sera tiré du livre Gallant : Confessions d’un tueur à gages et dont il assurera lui-même la réalisation, a appris Le Journal.

Le scénario du film, qui a été écrit par Sylvain Guy (Détour), sera déposé aux institutions financières (dont la SODEC) en août prochain. Le producteur du film, Christian Larouche (Louis Cyr, Junior Majeur), vise un tournage vers la fin de l’été 2019.

Luc Picard s’est d’abord fait offrir la réalisation du film. Mais en lisant le livre et une première version du scénario, il a été séduit non seulement par l’histoire, maiscinéma  aussi par le personnage de Gallant.

« Le rôle de Gallant était trop tentant et fascinant pour un acteur comme moi, alors j’ai proposé de le jouer en plus de réaliser le film, explique Luc Picard en entrevue au Journal.

« C’est sûr que c’est toujours un peu épeurant de jouer dans un film qu’on réalise. Mais je l’ai déjà fait avec Babine et L’audition. Alors je sais que c’est possible. Pour moi, Gallant est un vrai beau rôle de composition. C’est un homme qui avait l’air d’un petit monsieur tranquille dans la vie, mais qui a tué beaucoup de monde. C’est un beau défi à jouer. »

Publié en mars 2015 aux Éditions du Journal, le livre Gallant : Confessions d’un tueur à gages a été coécrit par les journalistes Félix Séguin et Éric Thibault. Résultat d’un long travail d’enquête construit à partir de documents et d’interrogatoires de police, le livre lève le voile sur la vie de Gérald Gallant, qui est considéré comme le pire tueur à gages de l’histoire du Québec.

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Photo courtoisie

Gallant, qui a été arrêté à Genève en mai 2006 pour une affaire de fraude, a admis avoir commis 28 meurtres et 12 tentatives de meurtre entre 1972 et 2003, alors qu’il travaillait pour le compte des Rock Machine (les ennemis des Hells Angels).

Histoire fascinante

Fasciné par cette histoire, Christian Larouche avait acquis les droits d’adaptation du livre dès sa parution il y a trois ans : « J’ai tout de suite trouvé que c’était un personnage et une histoire très cinématographiques, se souvient-il.

Pour Picard, l’histoire de Gallant permet de visiter un genre — le film policier — rarement abordé au cinéma québécois : « C’est le genre de film qu’on voit partout ailleurs, mais peu au Québec. L’idée, c’est d’essayer de faire quelque chose qui nous appartient et non d’essayer de faire une copie d’un film de mafia américain », note l’acteur et réalisateur qui travaille aussi en parallèle sur un projet de film concernant la mafia québécoise des années 1960 inspiré librement de l’histoire du clan des frères Dubois.

Le plus véridique possible

En plus de réaliser ce projet ambitieux, Picard fait face à un immense défi comme acteur : celui d’essayer de rendre humain un personnage de tueur.

« Ça va être au public de juger si Gallant est humain ou pas. Mais chose certaine, il faut faire en sorte que le spectateur s’intéresse à ce personnage. Je ne veux pas en faire un héros. Mais c’est sûr qu’il doit soulever l’intérêt des gens. Et autour de lui, il y aura une panoplie de personnages assez colorés merci. »

Christian Larouche espère pouvoir tourner le long métrage avec un budget assez important : « Je dirais que c’est un film qui va coûter entre 6 et 7 millions de dollars, avance-t-il. J’aimerais qu’on aille tourner en Suisse parce que c’est là que Gallant s’est fait arrêter. On veut aussi tourner dans le coin de La Malbaie parce qu’il y a des scènes importantes qui s’y déroulent. On veut que le film soit le plus véridique possible ».


► Le livre Gallant : Confessions d’un tueur à gages a connu un beau succès en librairie et s’est vendu à 15 905 exemplaires à ce jour.