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Prix de l’essence : qui va nous défendre ?

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Êtes-vous écœurés de payer votre essence trop cher ?

Ce qui est fascinant, c’est que personne ne se porte à la défense des automobilistes sur cette question !

En fait, presque personne.

La semaine dernière, le député fédéral Gabriel Ste-Marie a osé demander une enquête du bureau de la concurrence sur le prix de l’essence.

C’est passé pratiquement inaperçu.

Pourtant, quand on voit les prix augmenter presque partout en même temps, genre un mercredi ou un jeudi avant un long congé, tout le monde constate que la vraie concurrence n’existe pas. Sauf peut-être chez Costco.

AMENDES RIDICULES

Vous souvenez-vous de la dernière fois que le bureau de la concurrence a fait une enquête majeure sur les prix de l’essence au Québec avec, entre autres, une preuve d’écoute électronique ?

Ça remonte à 2005 en Estrie.

Huit compagnies ont été mises à l’amende pour un total de... 4 millions $.

Des « peanuts » pour des entreprises multimilliardaires.

AU NOM DES TAXES

Alors, en quel honneur les gouvernements se traînent-ils les pieds sur cet enjeu ?

Au nom de l’environnement ? Je ne crois pas.

De toute façon, même les lobbyistes les plus verts à la Alexandre Taillefer, ceux qui vont nous répondre de nous débarrasser de nos « chars » ne pourraient accepter que les Canadiens soient pris à la gorge par un cartel.

N’est-ce pas ?

C’est donc probablement au nom des taxes que les gouvernements ne lèvent pas le petit doigt pour défendre les consommateurs d’essence.

Plus le litre est cher, plus la TPS et la TVQ, qui s’ajoutent et qui taxent la taxe fédérale d’accise et la taxe provinciale sur les carburants, sont payantes.

Voilà pourquoi ce ne sera jamais une priorité pour les gouvernements d’assurer une vraie concurrence sur le marché de l’essence à la pompe.

Cette situation est pourtant totalement inacceptable, puisque la fin de notre « dépendance au pétrole » n’est pas pour demain.