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Formule E: Plante n'écarte pas de transmettre le rapport à l'UPAC

Formule E
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Pour la deuxième journée consécutive, la mairesse de Montréal, qui était de passage mardi à Québec, s’est indignée des conclusions du rapport du Bureau de l'inspecteur général, qui a déterminé que l’administration Coderre avait contourné les règles en matière d’attribution de contrat dans le dossier de la Formule E.

Questionnée sur la possibilité de transférer le rapport à l’Unité permanente anticorruption, Mme Plante n’a pas écarté cette possibilité, expliquant que le dossier était actuellement examiné par le Service du contentieux de la Ville de Montréal.

«On a eu le rapport [lundi], donc, à ce moment-ci, on est avec les avocats de la Ville de Montréal, le contentieux, pour voir ce qui peut être fait, ce qui doit être fait, mais on n’élimine aucune possibilité, parce qu’on considère qu’ici, un élu a contourné les lois pour en arriver à ses fins», a réagi la mairesse dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Rappelons que dans son rapport, Me Denis Gallant conclut «que l’OBNL “Montréal, c’est électrique” a été utilisé afin de contourner les règles d’octroi de contrat prévues par la loi». Une interprétation avec laquelle l’ex-maire de Montréal Denis Coderre s’est dit en désaccord, lundi, affirmant plutôt que l’OBNL avait été créé dans le but de faire la promotion de la transition énergétique.

Valérie Plante avait réagi une première fois au rapport, lundi après-midi, qualifiant d’«inacceptable» le comportement de l’administration Coderre dans le dossier de la Formule E. «Ce n’est pas digne de la fonction d’élu», avait-elle dit.

La mairesse est également préoccupée par ce que la Formule E coûtera aux Montréalais, avec l’annulation des prochaines éditions dans les rues de la ville. Au total, ce sont encore près de 32,4 millions de dollars.