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Formule E: Québec refuse de s’en mêler

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Photo Simon Clark Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

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Le gouvernement Couillard refuse de se mêler des suites à donner au rapport dévastateur produit par le Bureau de l’inspecteur général (BIG) sur le fiasco de la Formule E à Montréal.

«C’est du ressort de l’administration municipale. L’UPAC enquête sur ce qu’elle veut. On n’a pas à lui dire ce sur quoi elle doit enquêter», a signalé le premier ministre Philippe Couillard, mardi en marge d’une rencontre de la Table Québec-Municipalité, à quelques pas de l’Assemblée nationale.

La mairesse Valérie Plante, qui participait à la rencontre, a rappelé que ce n’est que lundi que le fameux rapport lui a été remis.

«Donc on est avec les avocats de la Ville de Montréal, le contentieux, pour voir qu’est-ce qui peut être fait, qu’est-ce qui doit être fait, a relaté la mairesse de Montréal. Mais on n’élimine aucune possibilité, parce que dans ce cas-ci, on considère que le fait qu’un élu ait décidé de contourner des lois pour en arriver à ses fins, c’est tout à fait préjudiciable.»

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Photo Simon Clark

400 000 $

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a pour sa part souligné qu’au net, ce n’est qu’une somme additionnelle de 400 000 $ que le gouvernement du Québec a versé à Montréal, c’est électrique (MCE), soit l’organisme responsable de l’organisation de la course de Formule E.

«On nous a demandé 12 M$, (mais) dans les faits, on a versé beaucoup moins que ça, a exposé M. Coiteux. Il y a eu une subvention du FIRM, le Fonds d’initiative au rayonnement de la métropole de 500 000 $. [...] Puisque l’organisme a fait faillite, on a versé que 400 000 $. [...] Et en ce qui concerne le million, [...] ce sont des crédits qu’on aurait versé à Montréal de toute façon.»

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Photo Simon Clark

«Donc au net ce qu’on a versé c’est 400 000 $ alors qu’on nous demandait 12 M$, a-t-il répété, alors n’exagérons pas la contribution financière du gouvernement du Québec.»

La CAQ ramène Taillefer à l’avant-plan

Lors de la période des questions au Salon bleu, le député caquiste Mario Laframboise en a profité pour rappeler que le président d’honneur de la course de Formule E à Montréal était nul autre qu’Alexandre Taillefer, à qui M. Couillard a récemment confié la présidence de la campagne électorale libérale.

«Le ministre des Affaires municipales peut-il nous dire lequel de ses amis l'a appelé pour obtenir la fameuse subvention? Denis Coderre, alors maire de Montréal ou Alexandre Taillefer, le président d'honneur de l'événement», a insisté le porte-parole caquiste en matière d’affaires municipales, avant que M. Coiteux ne répète ses lignes prononcées plus tôt devant les journalistes.

«Écoutez, nous on a travaillé avec la Ville de Montréal dans le cadre d’une demande de 12 M$», s’est limité à dire M. Coiteux, lorsque questionné par la presse parlementaire à savoir quel était l’interlocuteur du gouvernement du Québec dans ce dossier.