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Hydro-Québec discute avec un géant chinois de l’industrie

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Le PDG d’Hydro-Québec a rencontré la semaine dernière des hauts dirigeants du géant chinois milliardaire des cryptomonnaies Bitmain qui veut s’installer ici, a appris Le Journal.

« C’était une rencontre d’introduction. Ils ont rencontré M. Martel de façon très succincte. On parle d’une vingtaine de minutes », a confirmé au Journal le porte-parole d’Hydro-Québec Marc-Antoine Pouliot.

La société d’État n’est pas la seule à avoir échangé avec le géant asiatique. Joint par Le Journal, Investissement Québec a aussi affirmé l’avoir fait. « Nous avons été en contact avec Bitmain. Cela dit, nous ne divulguerons pas la nature ou le contenu des discussions que nous avons eues », a déclaré par courriel sa porte-parole Isabelle Fontaine.

Gros joueur

Bitmain a engrangé des profits de 4 à 5 milliards $ l’an dernier, selon des analystes de Bernstein cités par CNBC. La société de Pékin possède des serveurs de cryptomonnaies.

Elle fabrique une puce informatique prisée par les mineurs. Près de 80 % des monnaies virtuelles dans le monde ont été conçues avec sa composante, rapporte Bloomberg.

Hier, Bitmain n’a pas rendu nos appels. Seul François Brosseau, un agent immobilier qui a accompagné Bitmain à la rencontre avec la société d'État, a pu commenter l’échange entre le numéro 1 d’Hydro-Québec et Bitmain.

« Tout à fait normal »

« C’est tout à fait normal que des gens hauts placés se rencontrent comme ça. Une fois que le feu vert sera accordé, Bitmain pourrait bouger vite et faire un investissement potentiel au Québec », a-t-il partagé.

De son côté, la porte-parole de la CAQ en matière d'énergie, Chantal Soucy, n’a pas caché sa crainte de voir arriver chez nous la compagnie étrangère. Selon elle, le gouvernement libéral n’est pas prêt à « mettre ses culottes pour prioriser nos entreprises canadiennes ».

Mme Soucy affirme que Justin Trudeau est intervenu pour empêcher la vente d’Aecon à des intérêts chinois, mais que Philippe Couillard est « totalement absent » quand vient le temps de faire la même chose pour protéger nos compagnies.