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Assises de la LHJMQ: Patrick Roy ne compte pas voler le «show»

48 heures avant le repêchage, le DG et entraîneur-chef affirme être «dans une belle position»

Patrick Roy est prêt pour la séance de repêchage qui aura lieu demain à Shawinigan.
Photo Stevens LeBlanc Patrick Roy est prêt pour la séance de repêchage qui aura lieu demain à Shawinigan.

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SHAWINIGAN | Convaincu de compter sur un noyau de qualité en prévision de la saison 2018-19, le directeur général des Remparts de Québec Patrick Roy affirme qu’il ne prépare pas un coup d’éclat durant les assises pour saluer son retour dans la LHJMQ.

« Bien sûr, j’aimerais avoir plus d’action, mais les places disponibles au sein de notre alignement sont rares.

Ç’a adonne bien, puisque nous n’avons pas beaucoup de choix de repêchage pour la séance de samedi », a constaté Patrick Roy, qui a renoué avec des visages connus et de nouvelles binettes au cours des deux derniers jours à Shawinigan.

À moins que le « 33 » réalise une ou des transactions au cours des prochaines heures, les Remparts patienteront jusqu’en troisième ronde avant de réclamer un premier joueur.

Un scénario qui ne semble pas catastrophique, car de nombreux intervenants parlent de la faible différence de talents à compter du 10e rang, de la première ronde jusqu’en troisième.

« Est-ce que j’aurais aimé avoir trois choix de première ronde ? Bien sûr ! Nous sommes quand même dans une belle position et je savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai accepté le poste.

Puis, au fil des séances de repêchage, nous avons parfois eu de belles surprises en réclamant Jonathan Marchessault (12e ronde), Félix Petit (14e) et Marc-Olivier Vallerand (invité) », a rappelé Patrick Roy.

La cuvée de 2019 s’annonce plus florissante pour les Diables rouges, qui auront fini de payer leurs dettes contractées pour présenter le tournoi de la coupe Memorial à Québec en 2015.

Patience avec les 20 ans

Désireux de compter sur une brigade défensive d’expérience, Roy conservera ses droits sur les 20 ans Benjamin Gagné et Sam Dunn.

« Au fil des saisons, j’ai toujours aimé compter sur l’expérience de deux 20 ans à la ligue bleue. C’est une position clé », a plaidé le patron des opérations hockey des Diables rouges.

Le troisième candidat reste à déterminer, même s’il semble évident que l’attaquant Olivier Garneau poursuivra sa carrière chez l’Océanic de Rimouski cet automne. Des choix de repêchage remonteront le fleuve jusqu’à Québec. Règlements obligent, Roy pourra confirmer cette information seulement vendredi midi.

« Je ne ressens pas la pression de bouger immédiatement nos autres 20 ans excédentaires. Surtout que nous ignorons les intentions des Flyers de Philadelphie à l’endroit de Pascal Laberge (sous contrat).

Enfin, les prochaines journées seront les pires pour transiger des joueurs de 20 ans, puisqu’aux yeux des directeurs généraux, les choix de repêchage possèdent une grande valeur actuellement. »

 

Un ailier européen pour accompagner Kurashev

À l’évidence, Roy n’a pas chômé pour connaître en profondeur les effectifs qu’il aura sous la main au prochain camp d’entraînement.

L’ancien entraîneur en chef de l’Avalanche du Colorado a déjà formé ses trios, même si une ou deux pièces maîtresses ne sont pas encore membres en règle de l’organisation. « Lors du repêchage européen, notre plan est de réclamer un attaquant (ailier) afin qu’il évolue aux côtés de Philipp Kurashev. J’ai ciblé quatre ou cinq joueurs, mais on ne sait jamais comment se déroule cette séance de repêchage », a dit Roy, qui parlera au 31e rang lors de cet encan de la Ligue canadienne de hockey.

Nouveauté en 2018, la LHJMQ tiendra une séance de repêchage de deux rondes, lundi, pour réclamer des joueurs américains.

« Ça ne changera rien à notre approche. Si un joueur nous intéresse, nous allons le sélectionner samedi. J’admets ne pas connaître les gars disponibles dans la région de Boston. D’ailleurs, j’ai prévenu mon adjoint Christian Vermette que c’était son repêchage », a conclu Patrick Roy.

Des vacances à combler

Malgré sa récente nomination comme entraîneur en chef du Rocket de Laval, club-école des Canadiens de Montréal, Joël Bouchard assurera la gestion des affaires courantes de l’Armada de Blainville-Boisbriand durant les assises de la LHJMQ. Aucun successeur n’a ou n’ont été nommés pour remplacer Bouchard, qui occupait les doubles fonctions d’entraîneur en chef et directeur général de la concession des Basses-Laurentides.

L’Armada n’est pas la seule organisation avec une vacance à un poste déterminant. Les Wildcats de Moncton n’ont toujours pas embauché de directeur général, quelque six semaines après le renvoi de Roger Shannon. Ritchie Thibeau, qui agissait comme adjoint à Shannon, assure l’intérim, même s’il n’est pas dans la course à la succession.

 

L’autre revenant

Patrick Roy n’est pas le seul revenant au sein de la LHJMQ. Au terme d’une expérience professionnelle de quatre saisons, l’entraîneur Éric Veilleux rependra du service chez les Mooseheads de Halifax, les prochains hôtes du tournoi de la coupe Memorial.

« On n’est pas rendus là encore ! On a bien des choses à jaser, bien du hockey à jouer avant de songer à la coupe Memorial. Auparavant, il y aura une autre coupe à l’enjeu [celle du Président] et presque les dix-huit équipes la veulent », a rétorqué Éric Veilleux.

Remercié par l’Avalanche du Colorado au terme de son entente contractuelle pour diriger le Rampage de San Antonio (Ligue américaine), Veilleux aura été très brièvement sans emploi. « Je suis privilégié d’avoir été contacté [par les Mooseheads]. Honnêtement, j’ai été surpris. C’est une belle marque de confiance et tout un honneur de faire partie de ce casse-tête-là.

« Je vais faire tout en mon possible, à l’exemple des joueurs et des autres membres de l’organisation faire en sorte que ça fonctionne », ajoute celui qui avait guidé les Cataractes de Shawinigan (club hôte) vers la conquête de la coupe Memorial en mai 2012.

« Le retour d’Éric est une bonne chose pour la ligue. Je suis bien content pour lui, car je l’avais fortement recommandé à l’Avalanche. Je n’avais toutefois pas eu l’occasion de travailler avec lui », a mentionné Patrick Roy, qui avait remis sa démission à Joe Sakic quelques semaines plus tard.

Expérience

Veilleux a accumulé un bon bagage d’expérience durant son exil à Norfolk et San Antonio au sein des ligues East Coast et Américaine.

« Je crois avoir avancé [dans son cheminement]. Quand tu coaches pendant neuf ans dans la même ligue (LHJMQ), tu vois souvent les mêmes personnes et les styles finissent par se ressembler. Dans le pro, j’ai côtoyé d’autres entraîneurs, j’ai pu voir autre chose et des calibres de jeu différents. »

« Mais au final, tu négocies avec des joueurs qui arrivent du junior et la Ligue américaine est un circuit assez jeune. Surtout l’an dernier avec notre double affiliation avec le Colorado et St. Louis. «Ces clubs se sont battus l’un contre l’autre jusqu’au dernier jour de la saison pour faire les séries. Un rappel de chaque côté et je perdais parfois deux défenseurs. »