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La sécurité à l’occasion du Sommet du G7: impact sur le tourisme?

La sécurité à l’occasion du Sommet du G7: impact sur le tourisme?
Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc

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QUÉBEC | À une semaine du Sommet du G7, les corps policiers sont de plus en plus visibles à Québec et l'alerte est toujours au niveau modéré. Malgré tout, la sécurité demeure au centre des préoccupations.

De nombreuses bouches d’égout ont été soudées près de l’Assemblée nationale, tout comme à La Malbaie, en vue des manifestations entourant le Sommet. On évite ainsi qu’elles deviennent des projectiles.

«On a des marginaux qui vont utiliser ces occasions-là. C’est surtout pour briser ou attaquer les policiers. [...] Ce qui est important, c’est de faire en sorte qu’on puisse limiter l’accessibilité à ces pièces-là », explique le policier à la retraite et professeur en technique policière au Campus Notre-Dame-de-Foy, Alain Gelly.

La Ville de Québec a aussi prévu des blocs de bétons devant des entrées du Centre des congrès.

«La restriction d’accès à des lieux publics va faire en sorte que les casseurs vont tenter de trouver ou dévier les trajectoires ou trouver d’autres alternatives», ajoute M. Gelly.

Malgré toutes ces mesures de sécurité, le Sommet du G7 a déjà un impact sur les intentions de vacances des Québécois. Selon un sondage CAA Québec publié vendredi, 26 % des répondants vont éviter Québec cet été en raison du G7, et 12 % lors de l’événement.

«On parle de manifestations, de forte présence policière, de certaines restrictions. On présume que les gens vont entendre tout ça et vont préférer éviter. La majorité des gens toutefois nous disent qu’ils vont éviter pour les deux jours du Sommet», concède un porte-parole de CAA Québec, Pierre-Olivier Fortin.

À l’heure actuelle, il est encore possible de se trouver une chambre d’hôtel du 6 au 9 juin dans la région. Sans surprise, les tarifs sont à la hausse.

«Il ne faut pas se gêner, il y a de la place. C’est peut-être plus difficile à trouver, mais il y a de la place à Québec, à Beauport, Mont-Sainte-Anne et tout ça», assure la directrice-générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, Marjolaine de Sa.

Quant à l’aspect sécurité chez les hôteliers, on s’en remet aux autorités. C’est le cas à l’Hôtel Château Laurier.

«On va être très réactifs et à l’écoute de ce qui se passe. On va être sur place naturellement. Tout le monde est à pied d’œuvre pour cet événement-là. On a des effectifs plus nombreux, ça fait partie des mesures de sécurité qu’on a mises en place», affirme Aude Lafrance-Girard, directrice-général de l’établissement hôtelier.