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Ottawa aussi vient en aide à Téo Taxi

Pas facile de s’y retrouver dans les contributions gouvernementales versées à l’entreprise

Taxi
Photo Christopher Nardi Alexandre Taillefer est le fondateur et le président du conseil d’administration de Taxelco, la société mère de l’entreprise de taxis électriques Téo Taxi.

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En plus de l’aide de Québec, l’entreprise Téo Taxi d’Alexandre Taillefer a obtenu un prêt de près de 1 M$ du gouvernement fédéral en février dernier.

Le prêt de 975 000 $ consenti à Téo Techno, une filiale de Taxelco, la société mère de Téo Taxi, concerne un projet d’« innovation » et de « transfert technologique » d’une valeur totale de 7 M$, précise Développement économique Canada pour les régions du Québec.

En entrevue avec l’animateur Paul Arcand au 98,5 FM vendredi matin, M. Taillefer a soutenu que l’aide financière des gouvernements à Téo Taxi, « c’était tout à fait public ».

Or, Québec n’a jamais publié de communiqué ni tenu de conférence de presse sur la subvention de 5 M$ accordée à Taxelco par le ministère des Transports au printemps 2016.

Politique

De la même façon, le ministère de l’Économie n’a aucunement annoncé les prêts de 3 M$ et de 1 M$ consentis à Téo Techno en août et en février derniers. Pourtant, Québec attire régulièrement l’attention sur des aides financières attribuées à des entreprises et à des organismes.

Alexandre Taillefer a assuré que sa décision d’accepter la présidence de la campagne électorale du Parti libéral de Philippe Couillard n’avait « absolument rien à voir » avec l’aide gouvernementale que Téo Taxi a reçue.

« Je m’implique parce que j’ai de l’ambition pour le Québec », a-t-il affirmé.

L’homme d’affaires a fait remarquer que Téo Taxi était confronté au géant Uber, qui a recueilli des milliards de dollars en financement.

« On ne peut pas aller à la guerre avec des lance-patates », a-t-il illustré.

M. Taillefer a confié vendredi que Téo Taxi perdrait de 3 à 4 M$ cette année et que l’entreprise allait dégager ses premiers profits l’an prochain. Or, en février, au moment de l’annonce d’un réinvestissement de 17 M$ de la Caisse de dépôt et d’autres institutions, Téo Taxi prévoyait « atteindre la rentabilité cette année ».

Syndicalisation

L’entrepreneur s’est par ailleurs montré prudent au sujet de la demande d’accréditation syndicale déposée la semaine dernière par les salariés de Téo Taxi.

« On ne contestera pas ça, a-t-il déclaré. On va travailler avec eux, mais il faut s’assurer de développer un modèle syndical flexible pour l’économie de l’avenir. »

- Avec la collaboration de Philippe Langlois, Bureau d'enquête