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Victimes de Bertrand Charest: «Mon enfance a été volée»

Quatre des victimes de Bertrand Charest
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

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Quatre des neuf victimes de l'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest ont raconté en conférence de presse, lundi matin, l'impact des agressions sur leur vie.

 

 

«Mon enfance a été volée. Le ski était ma passion. J’aspirais à de grandes choses, j’avais des rêves et le ski était ma vie, a mentionné Geneviève Simard. Les abus sexuels que j’ai subis ont complètement détruit ma confiance en moi. Mon estime a été anéantie et mon rapport quotidien avec les autres a grandement été affecté. Alors que l’adolescence est le passage préparatoire pour l’âge adulte, mon adolescence n’a rien eu de normal, c’était un cauchemar. Mon agresseur a amputé plusieurs sphères de ma vie.»

L’organisme B2Ten, qui appuie les athlètes, demande aux gouvernements provinciaux et fédéraux de mettre sur pied des mécanismes de sécurité pour protéger les athlètes. Ces mesures doivent être adoptées avant 2020, souhaite l’organisme.

Interpellée aux Communes par le Parti conservateur, la ministre fédérale des Sports, Kirsty Duncan, a assuré que son gouvernement renforcerait dans les prochaines semaines la politique anti-harcèlement dont toutes les organisations sportives doivent se doter pour recevoir des fonds d’Ottawa.

«Nous n’avons aucune tolérance pour le harcèlement sous toutes formes», a-t-elle déclaré. La ministre a également rappelé avoir mis sur pied un groupe de travail sur l’égalité des sexes dans les sports qui se penche sur les enjeux du harcèlement et de la discrimination.

Vendredi, quatre des neuf victimes (Geneviève Simard, Amélie-Frédérique Gagnon, Gail Kelly et Anna Prchal) sont sorties de l’anonymat pour sensibiliser le public concernant la sécurité dans les sports.

Rappelons que l'ex-entraîneur de ski a été reconnu coupable de 37 chefs d'accusation pour des crimes sexuels commis dans les années 1990.

Bertrand Charest a eu des relations sexuelles complètes avec quatre des neuf victimes, et l'une d’elles, âgée de 15 ans, a dû se faire avorter.