/sports/racing
Navigation

Le pilote québécois Lance Stroll de retour aux sources derrière le volant d’un kart à Montréal

Lance Stroll karting
Photo Pierre-Paul Poulin Le pilote Lance Stroll a donné quelques conseils au journaliste du Journal François-David Rouleau.

Coup d'oeil sur cet article

Quand Lance Stroll chatouille ton parechoc arrière sur une piste, ça n’augure rien de bon pour la suite de la course. Le jeune pilote a profité de son passage au circuit intérieur Kart-O-Mania pour rouler devant le peloton des membres des médias. Et au passage, il a livré quelques petits conseils de pilotage !

La dernière fois que le jeune as du volant de l’écurie Williams avait franchi les portes de ce tracé intérieur situé à l’angle de l’autoroute Décarie et de la Métropolitaine à Montréal, il était haut comme trois pommes. Et déjà, il était bourré de talents.

Hier, il était de retour aux sources avec grand plaisir. Là où il dominait et n’avait qu’à bien négocier le prochain virage.

Bien installé dans sa monture de 6,5 forces et 200cc, il a fait la barbe, une main dans le dos, l’autre sur le volant, à tous les scribes et journalistes des réseaux de télévision. En roulant quelques secondes devant et côte à côte avec un pilote de Formule 1, l’auteur de ces lignes a rapidement su, malgré toute sa volonté, que ce n’était qu’une question de temps avant d’inhaler les gaz de son pot d’échappement !

Pureté du sport

Cette activité était une occasion pour lui de rouler en tête, ce qu’il n’a pas fait depuis belle lurette avec un début de saison décevant sur le grand cirque de la F1. Les plus comiques du lot ont même avancé que son petit bolide était plus rapide que sa FW41.

Qu’importe, en bouclant quelques tours, il a replongé dans son enfance. Celle durant laquelle il survolait ses adversaires. Son père Lawrence lui avait offert son premier go-kart alors qu’il célébrait son cinquième anniversaire. Trois ans plus tard, il disputait sa première course.

Un surdoué du volant

Il ne lui aura fallu que 13 ans pour parvenir aux plus hautes sphères de la course automobile. Mais à 9 ans, il n’y pensait pas encore. Il vivait le moment présent afin de terminer sur la première marche du podium. Ce n’est qu’aux tournants de ses 15 ans qu’il a vu son avenir se profiler à l’horizon. À rêver à la F1.

« Le karting, c’est la pureté du sport automobile. Tout commence là. Tu apprends les bases du pilotage, de la course et des relations avec les autres pilotes, a raconté celui qui a remporté deux championnats nationaux dans sa jeunesse. C’est à ce moment où j’ai pris passion pour la course. »

Le propriétaire du circuit a aussi replongé dans de vieux souvenirs lorsqu’il a vu Stroll derrière le volant.

« Je l’avais invité une fois à une activité corporative pour qu’il s’entraîne. Il avait clenché tout le monde. Les gens étaient furieux de se faire battre par un p’tit garçon », s’est rappelé Thomas Schuler avec amusement.

« Très tôt, on a vu qu’il avait un talent naturel, a renchéri celui qui l’a vu gravir les échelons depuis 12 ans. Il avait un coup de volant exceptionnel. On percevait son talent dans son comportement et son contrôle sur la piste. »

À de rares occasions, le jeune homme âgé de 19 ans roule encore en kart sur un circuit près de sa résidence à Londres. Il peut ainsi s’évader et faire le vide, oublier le rythme effréné de sa vie en F1. Il réfléchit alors à ses longues journées à tourner sur les circuits de la grande région de Montréal. Là où tout a commencé pour lui.