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Élections générales en Ontario: l’heure du verdict est arrivée

La répartition géographique des électeurs favorise les troupes de Doug Ford, qui sont en territoire majoritaire d’après les récentes projections.
Photo d'archives Agence QMI, Craig Robertson La répartition géographique des électeurs favorise les troupes de Doug Ford, qui sont en territoire majoritaire d’après les récentes projections.

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Les Ontariens se rendent aux urnes jeudi pour une élection générale qui, selon tous les pronostics, mettra fin à près de 15 ans de règne libéral.

À moins de 20 % dans les sondages, la première ministre sortante, Kathleen Wynne, a elle-même concédé la défaite samedi dernier à Toronto.

La chef libérale a néanmoins appelé les électeurs à voter pour ses candidats, afin de ne pas donner une majorité aux progressistes conservateurs de Doug Ford ou aux néo-démocrates d’Andrea Horwath.

Les deux partis d’opposition jouent du coude en tête des intentions de vote depuis quelques semaines.

Les différents agrégateurs de sondage placent le Parti progressiste-conservateur à environ 38 % d’appuis, alors que le Nouveau Parti démocratique (NPD) pointe en deuxième place à un peu plus de 36 %.

Territoire majoritaire

Malgré ce mince écart dans le vote populaire, la répartition géographique des électeurs favorise les troupes de Doug Ford, qui sont en territoire majoritaire d’après les récentes projections.

La route n’a toutefois pas été facile pour le frère de l’ex-maire controversé de Toronto, Rob Ford. Élu chef en mars dernier après la démission de Patrick Brown sur fond de scandale sexuel, M. Ford a entamé la campagne largement en avance, mais a vu les néo-démocrates apparaître dans le rétroviseur alors que les tuiles se multipliaient.

Si tous les partis ont vu resurgir le passé embarrassant de certains de leurs candidats, Doug Ford a entre autres dû nier son passé allégué de vendeur de drogue et renvoyer un candidat faisant l’objet d’une enquête pour vol de données privées.

Émule de Trump

D’ailleurs, à mesure qu’il devenait clair que le Parti libéral serait défait, le style de campagne très populiste de Doug Ford, calqué en quelque sorte sur celui du président américain Donald Trump, a envoyé bon nombre de ses opposants vers le NPD.

L’ancien conseiller municipal a fait campagne sur la responsabilité fiscale, tout en promettant notamment des baisses d’impôts, une réduction de 10 cents du prix de l’essence et un allégement de la facture d’électricité.

Son opposante, Andrea Horwath, qui dirige les néo-démocrates depuis 2009, promet de son côté une hausse d’impôts sur les grandes entreprises et les plus nantis, un système de garderies abordables et une couverture universelle des soins dentaires.

Doug Ford a abondamment critiqué Andrea Horwath pour ses promesses de dépenses, mais il n’a pas lui-même déposé de plan budgétaire détaillé.

Le chef progressiste-conservateur prévoit faire un déficit dans la première année. La leader néo-démocrate, elle, projette cinq ans de déficits allant de 3,5 à 6,4 milliards $.

Les résultats de l’élection commenceront à être dévoilés après 21 h, heure de fermeture des bureaux de vote.