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La transformation alimentaire à l’origine de 70 000 emplois au Québec

La transformation alimentaire à l’origine de 70 000 emplois au Québec
Photo d’archives

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La main-d’œuvre, dans l’industrie de la transformation alimentaire au Québec, s’accroît à un rythme annuel moyen de 3 % depuis cinq ans.

Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), plus de 4000 emplois ont été créés dans ce secteur l’an dernier.

Avec près de 70 000 emplois en 2017, la transformation alimentaire, qui regroupe les activités de la fabrication des aliments, des boissons et du tabac, est un moteur économique d’importance pour le Québec.

Un tour d’horizon

La dernière étude publiée portant sur le marché et les conditions de travail révèle aussi que le salaire horaire moyen, dans la fabrication des aliments, figure parmi les plus bas dans l’ensemble du secteur manufacturier, avec un écart moyen de 3,33 $ de l’heure sans tenir compte des heures supplémentaires.

Les travailleurs œuvrant dans la fabrication d’aliments gagnent en moyenne 19,97 $ l’heure, alors que les travailleurs du secteur manufacturier en général sont rémunérés à un taux horaire de 23,30 $ au Québec.

Pour les employés rémunérés selon un salaire fixe, l’écart est de 3,73 $. Dans le secteur manufacturier en général, les travailleurs gagnent en moyenne 34,61 $ de l’heure, tandis que les personnes qui travaillent dans la fabrication d’aliments touchent 30,88 $ de l’heure. À noter que, dans l’alimentation, le nombre d’heures travaillées par semaine est sensiblement le même selon les deux types de rémunération.

Seule ombre au tableau, la croissance de l’emploi ne suffit pas à pourvoir tous les postes vacants. Au quatrième trimestre de 2017, on dénombrait 2395 postes vacants dans la fabrication d’aliments au Québec.

Agriculture biologique

Le Québec est par ailleurs la province qui renferme le plus grand nombre de fermes biologiques au Canada. On en dénombrait 1049 dans le dernier rapport du MAPAQ, ce qui représente 3,6 % des fermes au Québec.

Près de 33 % des fermes biologiques sont des exploitations acéricoles. La production laitière (13 %) et la culture de légumes de champ (10 %) suivent en deuxième et troisième positions.

Un peu plus de 62 % des fermes certifiées biologiques se trouvent dans les tranches de revenus de 50 000 $ à 500 000 $.