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Le tour de manège d’Ève-Marie est terminé

Ève-Marie Lortie
Photo courtoisie

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Ève-Marie Lortie a elle-même qualifié de « tour de manège » son passage à la barre du retour à la maison du FM 93.

L’image est excellente.

C’est un mélange de plaisir, de terreur et de vertige que l’on éprouve parce que tout va vite.

Et comme dans un manège, tu montes à bord en sachant que cela va se terminer éventuellement.

Tu ne sais juste pas quand.

Elle avait la mission la plus ingrate qui soit ; remplacer une icône de la radio alors que les résultats étaient encore très bons.

De plus, elle a accepté le défi en conservant l’animation de Salut Bonjour Weekend, une tâche déjà éprouvante compte tenu des attentes très élevées de TVA et du fait que ses journées commencent à 3 heures du matin les samedis et dimanches.

Et non, ce n’est pas qu’un emploi à deux jours par semaine ; le travail s’amorce dès le mercredi.

Alors elle était au FM 93 du lundi au jeudi et à TVA du mercredi au dimanche. Elle se reposait les autres jours...

Indépendamment des résultats décevants du dernier sondage Numéris, je me demandais combien de temps un être humain peut avoir un pareil horaire sans affecter sérieusement sa qualité de vie.

Au fait, ce sont trois lettres que l’on a tendance à oublier, quand on est dans le métier : V-I-E.

Enfin, elle avouait en toute candeur que de donner son opinion n’est pas dans son ADN. C’est sans doute le principal ingrédient qui manquait dans la sauce pour que le public de Québec se reconnaisse vraiment dans l’émission.

Par ailleurs, à la surprise générale, Nicolas Lacroix a annoncé qu’il quitterait aussi le FM 93, après 11 ans au retour à la maison.

Ève-Marie Lortie
Photo courtoisie

Les mots « Ce n’est pas ma décision » en disent long. Son contrat n'a pas été renouvelé. Cependant, le fait que le 93 lui offre de rester en ondes jusqu’à la mi-juillet est une belle marque de confiance et de respect, dans les circonstances.

Mais on comprend sa déception. Nicolas Lacroix est le genre de guerrier avec qui tu veux aller au combat. Habile en ondes, informé, curieux de tout et un collaborateur qui a le sens de l’écoute quand une entrevue se déroule avec l’intelligence de poser la bonne question ou de choisir de se taire.

Le premier juin et le premier juillet sont deux dates où les animateurs angoissent parce que ce sont les deux dates où ils reçoivent un avis de non-renouvellement de leur contrat.

En gros, vous recevez un avis vous disant que votre contrat ne sera pas renouvelé tel quel.

Les optimistes se disent : « Tant mieux, je vais demander une augmentation et plus de vacances ! »

Dans le cas contraire, c’est aussi le moment où le patron peut de dire qu’il n’y aura pas de négo parce qu’effectivement, l’entente ne sera pas reconduite.

Donc, dans les animateurs, chroniqueurs ou journalistes que vous écoutez présentement à la radio de Québec, parlée ou musicale, bon nombre ont reçu cet avis le premier juin, plusieurs autres le recevront à la fin du mois.

Cela ne veut pas dire qu’il y aura nécessairement beaucoup de changements ; c’est une procédure standard depuis au moins 20 ans chez les radiodiffuseurs majeurs.

Mais tous ceux qui reçoivent l’avis dorment un peu moins bien tant qu’ils n’ont pas paraphé une nouvelle entente.

Et ça ne doit pas paraître en ondes.

The show must go on.