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Desjardins crée un fonds France-Québec

60 M$ sont destinés aux entreprises exportatrices d’ici

Les sociétés québécoises pourront compter sur une équipe d’experts en France, ont expliqué le chef de l’exploitation de Desjardins Capital Luc Ménard (à gauche) et le PDG du Mouvement Desjardins, Guy Cormier. 
Photo Martin Alarie Les sociétés québécoises pourront compter sur une équipe d’experts en France, ont expliqué le chef de l’exploitation de Desjardins Capital Luc Ménard (à gauche) et le PDG du Mouvement Desjardins, Guy Cormier. 

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Il s’agit d’une première : Desjardins vient de créer un fonds d’investissement de 120 millions $ avec des partenaires canadiens et français, afin d’aider les entreprises d’ici à s’exporter en France, et vice-versa.

À peine 10 % des PME québécoises exportent. C’est avec cette triste statistique en tête que la direction de Desjardins Capital a choisi de s’allier aux françaises Groupe Siparex et Bpifrance ainsi qu’à Exportation et développement Canada pour mettre sur pied un fonds de capital de risque de 120 M$ pour les PME françaises et québécoises en croissance.

À l’heure où les relations commerciales avec les États-Unis sont glaciales, et neuf mois après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, l’arrivée de ce nouveau fonds tombe à point nommé, a affirmé en entrevue le chef de l’exploitation de Desjardins Capital, Luc Ménard.

« Ça va enlever un certain risque pour les entreprises de regarder du côté européen. On sait jamais si les politiques américaines vont changer, ce qui les place très à risque », dit-il.

Ce Fonds transatlantique est accessible à tous les types d’entreprises, peu importe leur secteur d’activité, précise Guy Cormier, PDG du Mouvement Desjardins. L’accent sera toutefois mis sur les entreprises situées à l’extérieur des grands centres que sont Montréal et Québec. L’investissement moyen sera d’une dizaine de millions $.

Équipe d’experts

En plus de pouvoir compter sur du capital, dont la moitié de l’enveloppe est réservée aux sociétés québécoises, celles-ci pourront aussi compter sur une équipe d’experts sur le terrain pour les épauler en France, dit-il.

« Le financement, c’est une chose, mais nos entrepreneurs ont aussi besoin d’accompagnement. On parle de contacts en Europe, en France, d’aide pour naviguer dans l’appareil gouvernemental là-bas, les études de marché, les us et coutumes, les délais requis. C’est beaucoup plus qu’un simple investissement », dit M. Cormier.

Du côté de Siparex aussi, ce fonds constitue une première. « C’est naturel pour nous de commencer par le Québec et le Canada, avant de penser à aller [aux États-Unis] », a souligné Bertrand Rambaud, président de Siparex, gestionnaire du Fonds Transatlantique en Europe.