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G7: Trump se plaint de son voyage au Québec

G7: Trump se plaint de son voyage au Québec
Photo AFP

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Donald Trump doit atterrir à Bagotville vendredi matin, mais ce n’est pas de gaieté de cœur que le président des États-Unis participera au Sommet du G7 qui s’ouvre dans Charlevoix.

Selon des informations obtenues par le Washington Post, qui cite trois sources proches de la Maison-Blanche, Donald Trump se serait plaint au sujet du Sommet du G7 qu’il considèrerait comme une distraction à sa rencontre du 12 juin, à Singapour, avec le leader nord-coréen Kim Jong Un.

Le président américain aurait également exprimé sa colère en privé au sujet du premier ministre canadien Justin Trudeau et des représailles commerciales imposées par le Canada aux États-Unis à la suite de l’imposition de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium. Toujours selon le Washington Post, Trump réfléchirait à de nouvelles façons de pénaliser le Canada.

Après des mois de vaines rencontres bilatérales, le président américain se confrontera vendredi et samedi à La Malbaie directement aux dirigeants du Canada, de trois pays européens, France, Allemagne et Royaume-Uni, ainsi que du Japon, des pays amis qui craignent que la politique de «l'Amérique d'abord» ne se révèle coûteuse pour la croissance mondiale.

Trump craindrait ainsi de perdre son temps sur des enjeux où il est seul contre tous — accord sur le nucléaire iranien et l'escalade tarifaire, entre autres —, des discussions au cours desquelles il risque de se faire faire la morale par ses homologues internationaux.

Ses relations tendues avec la chancelière allemande Angela Merkel ainsi que la première ministre britannique Theresa May, que Trump considère comme trop «politiquement correctes», seraient une autre raison qui expliquerait les réticences de Trump à se présenter dans Charlevoix.

C’est ce qui expliquerait pourquoi la participation – ou non – de Donald Trump au Sommet du G7 a longtemps été remise en question et n’a été confirmée qu’au cours des derniers jours.

Donald Trump n'a démontré aucune intention de mettre de l'eau dans son vin, trop heureux d'être passé à la vitesse supérieure dans sa politique néoprotectionniste, après une première année hésitante.

Il est persuadé qu'en tant que première puissance économique mondiale, il domine le rapport de force et obligera ses partenaires à céder à ses injonctions et à importer plus de produits américains. Même si pour l'instant, Canada et Union européenne résistent et ont répliqué avec des contre-tarifs.

«Il y a peut-être des désaccords, je préfère parler de querelle familiale», dit le conseiller économique du président, Larry Kudlow, qui assure que son patron exige seulement de la «réciprocité».