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Gilles Villeneuve: un parcours mémorable à Montréal

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Gilles Villeneuve n’a participé au Grand Prix du Canada qu’en quatre occasions dans sa trop courte carrière. Son décès tragique est survenu le 8 mai 1982, à quelques semaines de la course montréalaise qui, pour la première fois, était présentée en juin plutôt qu’à l’automne.

 

8 octobre 1978

Photo d'archives

Villeneuve crée l’euphorie

On aurait dit le scénario idéal. Le premier Grand Prix du Canada disputé à Montréal est remporté par Gilles Villeneuve, un petit gars de la place, au volant d’une Ferrari. Quand le public a vu son héros se hisser en tête de la course après l’abandon de Jean-Pierre Jarier, trahi par la mécanique de sa Lotus, il a retenu son souffle jusqu’à la fin avant de célébrer cette victoire historique, la première d’un pilote québécois dans la discipline-reine du sport automobile. Le Québec a non seulement découvert une nouvelle passion pour la F1, mais surtout un nouveau champion.

 

30 septembre 1979

Photo d'archives

Sur la 2e marche du podium

Même s’il avait réussi à prendre les commandes de la course dès le signal du départ devant Alan Jones (auteur de la position de tête), Villeneuve doit s’avouer vaincu par le pilote australien au terme d’un duel musclé. Cette deuxième place devait toutefois lui assurer de terminer second au classement cumulatif derrière son coéquipier chez Ferrari, Jody Scheckter. Le Québécois allait se reprendre dès la semaine suivante en remportant le GP des États-Unis, dernière épreuve de la saison disputée au circuit de Watkins Glen.

 

28 septembre 1980

Photo d'archives, Gilles Lafrance

Une 5e place inespérée

On disait de Gilles qu’il était un acrobate derrière le volant d’une voiture de course. Malgré ses qualités exceptionnelles, il savait qu’il n’avait toutefois pas la voiture pour répéter un autre exploit à Montréal. La Ferrari 312T5 a été l’une des pires monoplaces jamais conçues par l’écurie italienne. Après s’être élancé de la 22e position sur la grille de départ, il remonte jusqu’au cinquième rang quand le drapeau à damier est agité pour signifier la fin de l’épreuve. Un véritable tour de force, compte tenu, entre autres, que son coéquipier et champion du monde en titre, Jody Scheckter, n’avait même pas réussi à se qualifier pour cette épreuve.

 

27 septembre 1981

Photo d'archives

Magistral sous la pluie

La météo exécrable, qui a forcé les autorités de la F1 à retarder le départ de plus d’une heure, est sans doute la meilleure chose qui pouvait arriver à Gilles Villeneuve. Qualifié à la 11e place, après s’être plaint d’une monoplace capricieuse, le pilote québécois nous fait une démonstration magistrale, une autre, de son talent hors norme sous la pluie. Après un accrochage avec René Arnoux, qui endommage l’aileron avant de sa Ferrari, il persiste et signe sans vouloir rentrer au puits. Sa voiture valse de tous les côtés et il réussit enfin à se débarrasser de sa pièce amochée. S’ensuivra un festival de dérapages contrôlés et de dépassements spectaculaires. Il accédera finalement à la troisième marche du podium. L’année 1981 sera, hélas, la dernière présence de Gilles Villeneuve devant les siens.

 

1982

Gilles Villeneuve
Photo d'archives
Gilles Villeneuve

Des tragédies

L’année 1982 s’avérera une année noire pour la F1. Le 13 juin, quelques semaines après le décès tragique de Villeneuve, Riccardo Paletti perd la vie à son tour au Grand Prix du Canada quand il percute la Ferrari immobilisée de Didier Pironi après le signal de départ. Le jeune pilote italien en était à sa première course en F1.

Riccardo Paletti
Photo d'archives
Riccardo Paletti