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Immense manque de respect

Un journaliste avait raison de poser la question à Max Verstappen

Max Verstappen semblait très concentré avant le départ des essais libres qu’il a outrageusement dominés vendredi.
Photo AFP Max Verstappen semblait très concentré avant le départ des essais libres qu’il a outrageusement dominés vendredi.

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Max Verstappen a créé un certain malaise lors de sa conférence de presse jeudi en répondant sèchement à un journaliste qui lui avait demandé d’expliquer ses nombreux accidents cette saison.

Or, le journaliste avait toutes les raisons de poser la question. Son rôle est de rapporter les faits, et ce, même si le pilote de Red Bull a répondu cent fois à la même question.

En F1, ils sont des centaines de journalistes à suivre la F1 à travers le monde, mais ils ne sont pas là à toutes les courses.

Le devoir du pilote, c’est de répondre tant qu’il y a une raison derrière cette question. Verstappen n’avait pas le droit de s’offusquer et de réagir de la sorte.

Il faut être conscient de ses erreurs pour progresser. Lui, il n’en prend pas conscience.

Du berceau à un... go-kart

Il a fait preuve d’un manque de respect et d’éducation. C’est encore un enfant quelque part.

Ils l’ont sorti du berceau et l’ont installé dans un go-kart. Et c’est sûrement pour cette raison qu’il n’est pas au niveau de Daniel Ricciardo qui le fait très mal paraître.

Selon Red Bull, on le voit comme un futur Ayrton Senna. On le considère au sein de l’équipe comme supérieur à son coéquipier. Mais pour l’instant, c’est le contraire. Donc, il est surévalué.

Ils arrivent tellement jeunes maintenant en F1. Moi je me souviens, j’ai commencé ma carrière à 17 ans en F3. C’est vieux aujourd’hui pour entreprendre sa carrière à cet âge-là.

À 22 ou 23 ans, je ne réagissais de la même manière que les pilotes d’aujourd’hui par rapport au risque. Ça prend des années pour atteindre la maturité.

Àrrivé à 18 ans, tu peux être rapide, mais tu n’es pas un homme. Quelque soit le sport, tu as beau avoir le talent que tu veux, tu as encore des choses à apprendre de la vie.

On te demande de sauter des étapes pourtant cruciales que tu ne franchiras jamais. C’est donc une démarche très risquée.

Merci surtout à Ferrari

On m’a avisé hier que le Grand Prix du Canada serait pratiquement présenté à guichets fermés.

Certains sont surpris. Moi, pas vraiment.

Le Championnat du monde n’a jamais paru aussi compétitif. Trois équipes peuvent gagner. Si on regarde les premiers Grands Prix, bon, à part Barcelone, c’était moyen et Monaco, un peu ennuyant. Ça peut arriver.

Sinon, on a été témoins de quatre courses fantastiques sur des circuits où, normalement, il n’y a pas d’action. Et on a maintenant six pilotes qui peuvent gagner parce qu’ils sont rapides. Que demander de mieux ?

La chute de Mercedes

Il y a un engouement pour le sport avec la baisse de régime de Mercedes. Quand une écurie a été au sommet aussi longtemps, les gens souhaitent cette chute, souhaitent aussi la remontée des autres.

Mais, il ne faut pas oublier aussi (et surtout) que Ferrari est très populaire au Québec Beaucoup d’Italiens y demeurent. Leur équipe favorite va bien cette année, elle a gagné deux épreuves sur les six premières de la saison.

Quand Ferrari performe, ça marche. Ça suscite un enthousiasme ici.

Et avec Gilles, il y a un lien à faire. Le fait de célébrer sa victoire acquise il y a 40 ans, a créé un buzz. Les amateurs veulent venir au circuit qui porte son nom.

Sans oublier la météo. Je me souviens que l’an dernier, c’était superbe. Ça sera encore le cette année.

Ça fait contraste aux années froides qu’on a vécues avant ça.

Enfin, il y a le fait que le Grand Prix du Canada est l’une courses les plus imprévisibles au calendrier.

Il peut se passer quelque chose à tout moment. Rappelez-vous la victoire inattendue de Jenson Button en 2011 après une épreuve, du jamais vu en F1, qui aura duré un peu plus de quatre heures.

- Propos recueillis par Louis Butcher