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Manque de relève pour la pêche?

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Dans les cinq dernières années, le nombre de permis de pêche vendus au Québec a chuté dramatiquement. Selon plusieurs intervenants du milieu, cette tendance pourrait être contrée avec la relève. Mais y en a-t-il vraiment de la relève?

Un permis gratuit bon jusqu'à la majorité, une canne à pêche donnée et un petit cours rapide : tous les moyens sont bons pour former la relève. Du moins, pour la créer. C'est une des missions de la Fête annuelle de la pêche au Québec. Celle de la Ville de Québec avait lieu samedi au Quai des Cageux de la Promenade Samuel-de-Champlain.

«La relève, il y en a de moins en moins. Il faut les former très jeunes et leur donner ce goût pour pêcher. C'est à cause de ça que c'est une journée très importante», soutient Hamida Hassein-Bey, directrice de la Zone d’intervention prioritaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

«On l'habitue même s'il a quatre ou cinq ans, c'est encore plus intéressant pour lui. Le temps qu'il attrape sa première truite. Ça lui donne la piqure et ça va l'aider pour continuer dans l'avenir», ajoute Jean-Claude Marcoux, président de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs de la région de Chaudière-Appalaches.

Depuis 2013, le nombre de permis de pêche vendus au Québec est passé de 775 187 à 692 052. Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs publie ces données depuis 1998 et c'est la première fois que ce nombre est aussi bas.

«Il y a de moins en moins de pêcheurs qui poursuivent le quota», croit Richard Rioux, propriétaire d’un commerce spécialisé, Le Coin du Moucheur. «Les jeunes s'en foutent, ils veulent juste passer une belle journée. Prendre un poisson, 2-3-4-5-6. En ramener, il y en a que ça n'intéresse pas.»

Pas besoin d'être un grand pêcheur pour pouvoir initier ses enfants à ce sport. La plupart des parents que TVA Nouvelles a rencontrés au Quai des Cageux sont des pêcheurs occasionnels.

«On va peut-être s'y mettre plus si tout le monde a sa canne à pêche», lance une mère de famille.

Et attraper un poisson, c'est plus facile à dire qu'à faire pour ces apprentis pêcheurs: «Je trouve ça amusant sauf que ça pogne pas beaucoup», a affirmé une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de 10 ans.

La patience est de mise, autant pour ces jeunes, que pour le développement de la relève.