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Vermette évoque de plus en plus la retraite

Antoine Vermette
Photo Mario Morrissette Antoine Vermette

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SAINT-GILLES DE LOTBINIÈRE – À 35 ans, bientôt 36, Antoine Vermette n’a pas tourné autour de la coupe, samedi, lors de la Classique de golf des Étoiles, une activité caritative à laquelle son nom est associé à l’instar de ceux de Philippe Boucher et David Desharnais.

«Je le mentionne avec un brin de réalisme, mais toute carrière a une fin», a philosophé Antoine Vermette.

Même s’il n’a pas encore officiellement tourné la page sur une carrière de 14 saisons dans la Ligue nationale de hockey, la fierté de Saint-Agapit laisse entendre que la famille aura préséance sur le hockey dans un avenir rapproché.

«J’ai une famille extraordinaire. J’ai le goût d’être plus proche de ma conjointe, de mes enfants et de mes parents», précise Antoine Vermette, dont le père mène un combat contre la maladie.

«Je veux m’accorder le privilège de décider de mon futur. Je vais prendre le temps d’évaluer toutes mes options.»

Standards de performance

Vermette obtiendra le statut de joueur autonome le 1er juillet, après avoir défendu les couleurs des Ducks d’Anaheim durant les deux dernières saisons.

En 2017-18, il a revêtu l’uniforme pendant 64 parties et il fut limité à huit buts et autant de mentions d’aides. Durant la dernière campagne, celui qui a soulevé la coupe Stanley en juin 2015 sous les couleurs des Blackhawks de Chicago, a franchi le cap des 1000 matchs en saison régulière. Cette étape fut-elle l’élément déclencheur d’une remise en question?

«Ma réflexion a été graduelle. Je ne veux pas étirer pour étirer. Puis, j’ai des standards minimaux de performance. J’avais des objectifs collectifs et personnels, dont le 1000e match qui était cher à mes yeux.»

Contrairement à son copain David Desharnais qui sillonnera les patinoires de la KHL durant la prochaine saison, Vermette ne considère pas l’Europe comme une option. «Si quelque chose m’interpelle, ce sera dans la Ligue nationale», assure-t-il.

Un tapis glissant

Relégué à des rôles de soutien depuis trois saisons à Montréal, Edmonton et New York, David Desharnais relèvera un nouveau défi chez le Lokomotiv de Iaroslavl. «Je veux retrouver le plaisir de jouer», a dit Desharnais, qui fut attiré au pays de Poutine par le Québécois Maxime Talbot.

David Desharnais
Photo Mario Morrissette
David Desharnais

Parce que la proposition salariale était alléchante et les conditions de vie intéressantes, Desharnais et son agent n’ont pas couru le risque d’attendre l’ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet.

«Nous avions reçu une offre un deux l’an dernier, a-t-il rappelé. Je sentais que le tapis me glissait sous les pieds et au 1er juillet, l’opportunité russe n’aurait plus été disponible.»

En deux lignes

Trois cent douze golfeurs ont participé à la Classique de golf des Étoiles, l’une des activités phares de financement de la Fondation Philippe Boucher samedi, au club de Lotbinière. En soirée, 450 convives se sont regroupés à la salle communautaire de St-Apollinaire pour déguster repas, rafraîchissements et participer à un encan. Une somme d’environ 66 000 $ sera versée dans les coffres de la fondation qui a distribué 1,4 million $ à des enfants défavorisés ou handicapés.