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On veut Québec dans la Canadian Premier League

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D’abord, la grosse nouvelle de la journée. La Canadian Premier League, la nouvelle ligue canadienne de soccer qui va entreprendre sa première saison en 2019, veut absolument avoir une concession à Québec. Tellement que Tom Moser, chargé du développement financier de la ligue, tentait hier de joindre Marcel Aubut pour l’inviter dans l’aventure.

En plus, Moser a discuté avec Alain April, copropriétaire du Bonne Entente à Québec pour savoir si le groupe d’hommes d’affaires œuvrant avec Jacques Tanguay pourrait être intéressé par l’investissement.

La Canadian Premier League a des équipes à Victoria, Edmonton, Saskatoon, Halifax, Calgary, York dans la région de Toronto, et Winnipeg. Mais Tom Moser vient tout juste de recevoir le mandat d’implanter deux équipes au Québec.

« La ville de Québec est notre objectif premier. C’est la capitale et en plus, on sait que c’est un excellent marché pour le sport », a expliqué Moser.

La CPL songe également à sonder le marché de Sherbrooke, mais un groupe de Saguenay serait également intéressé.

Les équipes vont être formées à 80 % de joueurs canadiens. Les coachs et les dirigeants devront être canadiens. Une entente commerciale a déjà été signée avec les équipes masculine et féminine olympiques.

Le coût de la concession est de 3 millions $. L’équivalent d’une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On estime avoir besoin d’environ 6000 spectateurs pour faire ses frais. Sans parler des revenus potentiels de télé et de radio.

SCOOPS CHEZ LES RICHES

Ça se passait dans la loge de François Dumontier, où se côtoyaient Stephen Bronfman et la mairesse Valérie Plante, Normand Legault et Pierre Karl Péladeau, André Ryan et Zach Aubry, Denis Villeneuve, le grand réalisateur, et Denys Arcand, le vétéran réalisateur, Suzie Villeneuve et Samuel Girard, médaillé d’or aux Jeux de Pyeongchang qui jasait avec Charlaine Villeneuve (Mme Dumontier pour les profanes), et je n’ai pas encore parlé de mon banquier favori Michael Fortier, et de Tomas Plekanec avec son fils sur ses épaules. Autrement dit, à part le G7, y avait rien de plus gros au Québec.

Samuel Girard, Charlène Villeneuve et Maxime Leloul ont assisté au Grand Prix.
Photo Réjean Tremblay
Samuel Girard, Charlène Villeneuve et Maxime Leloul ont assisté au Grand Prix.

Faut dire que l’ambiance avait un petit quelque chose de spécial cette année. Pour la première fois depuis belle lurette, François Dumontier n’avait que sa course en tête sans chercher d’où serait lancé le prochain couteau dans le dos.

Tout ce que j’ai pu voir et expérimenter semblait baigner dans l’huile et je n’ai jamais vu pareille efficacité dans le service. Pourtant, il est passé près de 300 000 personnes au circuit en trois jours. Une augmentation de 28 % de billets vendus pour la durée de l’événement.

Et bonne nouvelle à la veille d’entreprendre les travaux au circuit, la mairesse Plante avait l’air folle d’excitation sur la grille avant la course.

On la félicite.

ÉRIC BOYKO... ET LES EXPOS

Dans la loge de Stingray, le président Éric Boyko était l’homme le plus heureux de l’île... en attendant Sebastian Vettel. D’abord, lui et sa conjointe sont les parents d’un bébé d’un mois. Et en plus des Expos, où il est le fidèle soldat derrière le leader Stephen Bronfman, Boyko a eu le temps de rencontrer Chase Carey, le président de Formula One Group, détenu par Liberty Media. Or, Liberty Media détient le contrôle de Sirius XM, la compagnie de radio par satellite qui dessert les États-Unis et le Canada.

« La conversation a été très intéressante. Il y a de belles choses à faire avec une collaboration entre Stingray et Sirius. Ils ont 32 millions d’abonnés et nous sommes implantés dans de très beaux marchés », explique Boyko.

Et il va sans dire que Stingray, qui détient une centaine de stations de radio au Canada, lorgne du côté du Québec pour compléter son grand réseau.

Près de 300 000 personnes ont franchi les tourniquets du Grand Prix du Canada.
Photo AFP
Près de 300 000 personnes ont franchi les tourniquets du Grand Prix du Canada.

UN FUTUR PILOTE DE F1

Donc, un chroniqueur se promène de loge en loge. C’est le buffet total pour l’information. Dans la loge voisine, George Gantcheff, le magnat de l’immobilier, tenait à présenter lui-même un jeune homme (garçon ?) de 13 ans. Thomas Nepveu parcourt le monde pour participer à des compétitions de karting. Et quand on dit le monde, c’est le monde.

« Thomas est trop humble pour le dire, mais il devance les temps de Lance Stroll au même âge sur les mêmes circuits », de dire Gantcheff, qui est un des généreux sponsors du garçon. Son père Philippe Nepveu l’accompagne un peu partout.

Chez BCF, la grosse firme d’avocats, on retrouvait Alexandra Croft, la vice-présidente de GYM. Elle avait l’air encore euphorique après la victoire de GYM contre le champion du monde Artur Beterbiev. Faut dire que c’est une victoire qui relance le groupe. Et Mme Croft en a profité pour vanter Eleider Alvarez.

« Aux États-Unis, on tripe sur lui. Eleider parle un espagnol international et de haut niveau. Il est très intelligent. Je pense qu’on va réussir avec lui ce que l’on n’a pas pu avec Lucian Bute, Leonard Dorin ou Jean Pascal. En faire une vedette aux États-Unis. »

Thomas Nepveu en compagnie de son père, Philippe.
Photo Réjean Tremblay
Thomas Nepveu en compagnie de son père, Philippe.

VENDREDI AU CAFÉ FERRERA

Certains hommes d’affaires étaient heureux de voir que Marc Bergevin réagissait bien aux difficultés du Canadien.

Vendredi, après la conquête de la coupe Stanley par les Capitals de Washington et le but vainqueur de Lars Eller, Bergevin lunchait en compagnie de six dames fort intelligentes au Café Ferrera. Elles ont admiré son élégant veston en lin blanc, son pantalon en lin bleu pâle et ses souliers rouges portés sans bas. C’est comme ça qu’on doit réagir devant l’adversité. Quand même pas pour se cacher parce que des anciens Canadiens ont marqué le but égalisateur et le but vainqueur qui permettaient aux Capitals de gagner le Saint Graal.

Mais quel beau Grand Prix quand même, du tour d’honneur émouvant de Jacques Villeneuve dans la Ferrari de son père au bilan satisfaisant de François Dumontier.

Dommage qu’il y ait eu cette parade de formules 1 entre le début et la fin.