/sacchips/harddrive
Navigation

Aller en famille au Rockfest

Aller en famille au Rockfest

Coup d'oeil sur cet article

Pour la plupart du monde, l’idée d’une activité familiale prend la forme d’une sortie aux pommes ou au Funtropolis. Mais pour d’autres, c’est avec une virée au Rockfest qu’on fait le plein de souvenirs avec les enfants.

Et même pas besoin de chercher trop longtemps pour en trouver des enfants parmi la foule éméchée et éclectique de Montebello.

En plus, ceux rencontrés par Disque dur n’ont même pas l’air de se faire tordre un bras pour supporter le déluge de décibels vomis par Cannibal Corpse et autres producteurs de musique du diable.

«Je viens surtout pour Tenacious D, Day N’Daze et Dropkick Murphys », explique Malik, 9 ans, qui participe à son quatrième Rockfest avec sa famille. 

Aller en famille au Rockfest
Hugo Meunier

Pour l’occasion, il s’est coiffé d'un beau Mohawk vert.

Pour la durée du Rockfest seulement par contre, parce que le code vestimentaire de son école ne le permet pas, souligne Malik, flanqué de son père Yannick Dubé, visiblement fier de pouvoir traîner sa progéniture avec lui. 

«C’est tellement génial! Les gens sont ultra-respectueux et font attention à lui», constate Yannick, qui veille à la sécurité de Malik, avec son parrain et d’autres amis. «Que je ne vois personne même toucher à un de ses spike», prévient le parrain qui n’a pas l’air du genre à niaiser avec ça.

Les familles interrogées admettent que leurs enfants profitent d’une attention particulière, une sorte d’aura de protection tacite qui les enveloppe.

S’il faut tout un village pour élever un enfant, un Rockfest semble suffire pour les protéger tous.

La preuve, pendant qu’on jasait avec les parents de Samhaël un peu plus loin, un quidam s’est interposé pour proposer aux parents de la crème solaire pour badigeonner leur fils de huit ans. «Les gens sont très chill. Tout le monde lui fait des high five», raconte sa maman Samantha Grimard, accompagnée de son conjoint Kader Ould-Adda.

Aller en famille au Rockfest
Hugo Meunier

Et lorsqu’on demande à Samhaël ce qu’il préfère le plus au Rockfest, sa réponse ne se fait pas attendre : «la slush!»

Dalia, 18 mois, ne se rappellera peut-être pas de la 13e édition du Rockfest le jour de ses noces, mais sa mère Érika Tozzi, elle, en conservera des souvenirs mémorables.

«C’est vraiment un trip de famille. Je suis ici avec mon frère et ma mère», explique la jeune femme de Saint-Hubert, qui ne sent personne la juger.

Derrière elle, la petite Dalia se dandine sur le gazon avec un casque d’écoute pour protéger ses oreilles neuves des envolées de guitare sale de Flogging Molly. 

Aller en famille au Rockfest
Hugo Meunier

La palme de la motivation revient toutefois à Matt Slegers et Kristen Collingwood d’Hamilton en Ontario, qui ont traîné leurs trois enfants Liam, Willow et Wyatt pour la fin de semaine.

«Mon plus vieux était sur mes épaules directement devant la scène hier pendant Five Finger Death Punch», souligne Matt, qui partage une tente avec sa famille sur le gigantesque terrain de camping. «Les gens sont plus prudents avec nos enfants. Au besoin, ils éloignent de nous les gens trop saouls», constate Kristen. 

Mais bon, les enfants ne sont pas fous et ont quand même des yeux pour témoigner de 1000 comportements décadents qui se déroulent en permanence partout sur le site.

On a justement demandé à Malik ce qu’il pensait de ça, lui, de voir des gens parfois très «mêlés».

«Ah oui, comme mes parents!», a répliqué candidement l’enfant pendant que son père s’étouffait de rire. 

 «Hey! Écrivez pas ça là?!!», a lancé son père Yannick Dubé.  

Nenon Yannick.

Brèves

 

 

 

Disque dur est le volet musical du Sac de chips.

Au programme: de l'actualité, des critiques, des drôleries et du rock n' roll. Cliquez ici pour lire nos articles.

Nous sommes également sur Facebook, Instagram et Twitter.

Finalement, pour nous contacter par courriel, cliquez ici.

Sur le même sujet