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La Ville de Laval poursuit des entrepreneurs

Alain Filiatrault
Photo d'archives Alain Filiatrault, Ingénieur

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La Ville de Laval tente de récupérer devant les tribunaux des millions de dollars payés en trop à des entreprises de construction qui ont participé au système de collusion pendant l’ère Vaillancourt.

Au moyen de trois poursuites déposées dans les derniers mois, Laval réclame un peu plus de 4 millions $ à plusieurs acteurs du milieu de la construction.

« L’objectif est de récupérer le maximum d’argent qui a été détourné », explique Sarah Bensadoun, responsable des affaires publiques de Laval.

Ainsi, la Ville réclame 2 M$ à Leonardo Moscato de Timberstone, 1 M$ à Alain Filiatrault de FMA, et 1,2 M$ à Joe, Domenico et Maria Salvo de Salvex pour leur « participation à un système frauduleux et dolosif [malhonnête] visant à truquer et détourner le processus d’octroi des contrats publics ».

Dans les documents judiciaires, Laval fait valoir que le « système était clandestin et a opéré sous le modèle d’une organisation criminelle ».

Pas de doute

Elle rappelle que Filiatrault et Moscato, arrêtés dans la vaste opération Honorer contre le système mis en place, ont reconnu leur culpabilité criminelle.

« La participation d’Alain Filiatrault à ce système frauduleux [...] a été prouvée hors de tout doute raisonnable », lit-on dans le document de cour déposé le 26 avril.

Cet ingénieur était président et premier actionnaire de Filiatrault, McNeil et Associés, un bureau de consultants en ingénierie et en construction de Laval.

« [Leonardo] Moscato reconnaît qu’il était l’âme dirigeante de Timbertone, que cette dernière était participante au système, qu’il a lui-même versé la ristourne et que Timberstone a bénéficié de contrats publics », avance Laval dans une autre poursuite déposée le 24 mai.

Contrairement aux deux autres défendeurs, Salvex et la famille Salvo n’ont jamais fait l’objet de procédures criminelles. Laval appuie sa démarche contre Domenico, Giuseppe (Joe) et Maria Salvo sur les témoignages de Roger Desbois, Ronnie Mergl et Gilles Théberge devant la commission d’enquête.

En 2015, le même genre de procédure avait été lancé contre l’ex-maire Gilles Vaillancourt, l’entreprise de construction Nepcon et les ex-fonctionnaires Claude Asselin et Claude Deguise pour près de 13 M$.

– Avec la collaboration de Diane Meilleur

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