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Café cubano, por favor!

Café cubano, por favor!
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Le café à Cuba possède une longue tradition et un rituel précis. Lorsque vous êtes invité chez un Cubain, la première chose qu’on vous offrira, ce n’est pas une bière ou verre de rhum, c’est un café.

Vous jugerez de votre hôte selon la qualité de la boisson chaude qu’on vous a offerte, si le café est fort ou faible en teneur de caféine, s’il y a trop de sucre ou trop d’eau (on parlera alors de « aguachirre »), s’il a été « coulé » avec attention, etc. Le café est une signature toute personnelle. Il est le prélude à des commentaires sur l’actualité, sur les derniers potins du voisinage, ou encore il peut être l’initiateur de nouvelles amitiés.

Aujourd’hui, le café cubain recommence à prendre sa place parmi les grands producteurs de café mondiaux. Le gouvernement met au point actuellement de nouvelles variétés de café, comme le robusta, dans la ferme expérimentale que j’ai pu visiter, La cantera, dirigée par Omelio Mola, tout près de La Havane. Le café y pousse à l’ombre d’arbres fruitiers, dont des manguiers.

On trouve le café cubain Cubita dans presque toutes les bonnes épiceries du Québec. Pour les autres marques, vous les trouverez à Cuba, entre autres dans les hôtels et aéroports. Si vous ne savez pas quoi offrir à un ami dont c’est l’anniversaire ou à l’enseignante de votre enfant à la fin de l’année scolaire, voici une suggestion originale.

Histoire

Le café arabica a été introduit à Cuba par des Espagnols à la fin du XVIIIe siècle, après un périple qui l’a conduit d’Arabie à Amsterdam, puis jusque dans les Antilles, en Haïti et à Cuba. Les premières plantations servaient à fabriquer une eau-de-vie très prisée de la bourgeoisie de l’époque. Mais on peut dire que le café a connu son véritable essor avec l’arrivée des premiers Français, après la Révolution française de 1789. Les cultivateurs français possédaient des techniques agricoles de pointe, de même qu’un certain raffinement qui facilita l’implantation d’une nouvelle vision du commerce international en gestation.

Pour faciliter l’expansion de la culture de cet « or noir », le gouvernement adopta toute une série de mesures, telle l’exemption d’impôts et de droits pour les exportations, comme on le faisait pour le sucre. Les Français furent bientôt imités par les Espagnols et aussi par quelques riches indigènes. Mais leur raffinement, dit-on, fut inimitable. Déjà, on pratiquait la culture du café « de la sombra », un café qui pousse à l’ombre d’arbres fruitiers, pour un plus lent mûrissement, ce qui donne une plus grande teneur en caféine.

Des hauts et des bas

La culture du café à Cuba a connu des hauts et des bas. Elle a commencé à péricliter, entre autres, lorsque les États-Unis, le principal client, ont imposé des tarifs douaniers élevés en représailles à des taxes sur les farines que Cuba leur imposait. Comme quoi, l’histoire n’a guère changé avec celle d’aujourd’hui. Le Brésil, qui réussissait à fabriquer un café de qualité supérieure et à moindres coûts, a commencé à occuper toute la place laissée vacante par Cuba.

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