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L’espoir comme antidote à l’épouvantail de la peur!

L’espoir comme antidote  à l’épouvantail de la peur!
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Le bilan de la session parlementaire qui a pris fin, hier, à l’Assemblée nationale, s’est terminé comme il avait commencé, sur fond d’invectives électorales.

Cet exercice sert normalement à dresser le bilan législatif du gouvernement durant la session qui s’achève. Or, celui auquel nous avons eu droit, hier, portait sur les années de pouvoir du gouvernement libéral : les quatre dernières, pour le premier ministre Couillard et les 15 pour les chefs des oppositions.

La table est donc mise. À 15 semaines de l’échéance du 1er octobre, nous sommes, de plain-pied, en campagne électorale et on assiste déjà au dévoilement de leurs stratégies électorales.

Celle du premier ministre Couillard est résolument tournée vers le passé et celle de François Legault, son principal adversaire, pointant vers l’avenir.

« Sortir le Québec du pessimisme »

M. Couillard a parlé de lui au passé, affirmant que l’économie du Québec se portait mieux. Recyclant le slogan de la campagne de 2014, il a soutenu qu’« on s’est occupés des vraies affaires », prétendant même que le PLQ, sous sa gouverne « incarnait le changement ». Rien de moins !

La menace d’un nouveau référendum n’étant plus à l’horizon, il a érigé un autre épouvantail, celui de l’instabilité économique. Un argument qui ne tient pas debout puisqu’il contredit sa propre rhétorique sur le dynamisme de l’économie québécoise.

Si la CAQ est si menaçante pour notre stabilité économique, pourquoi M. Couillard lui a-t-il emprunté, en les édulcorant, des éléments de son programme, en 2014 ?

Puisque le PLQ fait dans le plagiat, pourquoi les Québécois se contenteraient-ils d’un pâle reflet des idées de la CAQ, alors qu’ils peuvent avoir accès à l’original ?

Comment M. Couillard peut-il nous épargner le courroux punitif de Donald Trump et prétendre réussir là où les dirigeants et dirigeantes du G7 ont échoué ?

Et que dire d’un « chef provincialiste » qui prétend nous protéger des affres du président américain, alors qu’il n’est même pas capable de se tenir debout face au fédéralisme impérial du premier ministre Trudeau ?

Fait à signaler, la santé et les services sociaux, pourtant mission essentielle de l’État, ont totalement été passés sous silence par M. Couillard, lors de son point de presse. Un gâchis monumental qu’il a expédié en disant que « le temps d’attente était en baisse ».

Voilà. Il n’avait rien à dire sur les hausses de salaire des médecins, sur l’épuisement du personnel soignant et des proches aidants, sur le million et demi de Québécois sans médecin de famille, sur les urgences qui débordent, sur le traitement inhumain que subissent nos aînés. Son vrai bilan, il le cache. C’est ainsi qu’il entend « sortir le Québec du pessimisme ».

Il y a de l’espoir !

Le chef de la CAQ, François Legault, avait un tout autre message, simple, fort et parlant : « Il y a de l’espoir. » Un message qui prend tout son sens en cette période de grande incertitude mondiale.

Les partis politiques savent qu’ils ne gagneront pas les élections sur leurs slogans ou leurs bilans, surtout quand ils sont écrits à l’eau de rose.

D’où l’importance d’avoir des propositions concrètes qui donnent espoir aux Québécois. Celles avancées par la CAQ en matière d’éducation, de santé, d’intégrité, de saine gestion des fonds publics, semblent rejoindre leurs préoccupations.

Le sondage Léger, du 13 juin dernier, est venu confirmer l’avance de la CAQ. Mais il est trop tôt pour savoir si cette tendance favorable, qui s’est dessinée depuis des mois, va se maintenir jusqu’au jour du scrutin.

Un constat demeure. Les sociétés démocratiques sont traversées par de profondes fractures sociales et des courants de pensée irréconciliables. Pas étonnant que les citoyens soient à la recherche de leaders inspirants et intègres. Les Québécois ne font pas exception.