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Situation de crise: Montréal dévoile sa stratégie pour protéger la population

Situation de crise: Montréal dévoile sa stratégie pour protéger la population
Francis Pilon / 24 Heures

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Planter des arbres en bordure des berges pour éviter des inondations comme celles vécues au printemps 2017, voilà une des mesures de la stratégie de résilience de Montréal dévoilée ce lundi en cas par exemple de catastrophe naturelle ou d’attentat.

Ce plan d’action vise à prévenir le pire à Montréal lorsque la  métropole sera face à des situations d’urgence ou risquées pouvant affecter la population.

L'administration de Plante mettra en place un ensemble d'actions au cours des cinq prochaines années, avec une évaluation à mi-chemin en 2020, et fait ainsi de Montréal la première ville canadienne qui se soumet à une telle démarche.

« La Stratégie s'adresse à l'ensemble de la population. Nous nous outillons pour améliorer notre réponse aux chocs, comme une catastrophe naturelle, une tragédie, un attentat, ainsi qu'à des situations susceptibles de fragiliser la ville, comme le vieillissement de la population, l'exclusion, la pauvreté et le vieillissement des infrastructures », mentionne la mairesse Valérie Plante. 

« De la même façon, elle permettra à la population, aux institutions, aux entreprises et aux systèmes de mieux réagir et de résister aux impondérables », ajoute-t-elle.

Se préparer au pire

La Ville a décidé de se concentrer sur quatre axes pour mener à terme sa stratégie montréalaise qui s’inscrit dans le programme des « 100 villes résilientes », initié par la Fondation Rockefeller.

Parmi ces orientations, Montréal souhaite soutenir une communauté solidaire et sécuritaire, protéger son milieu de vie, maintenir une économie diversifiée et innovante ainsi que favoriser une gouvernance intégrée au sein de la communauté.

« Je sais que le stress et les risques qui peuvent arriver dans une ville peuvent être intimidants, mais il faut regarder ça avec une perspective positive. Ce n’est pas un enjeu en lieu avec le fait d’avoir peur, mais de s’assurer d’être prêt si quelque chose arrive à Montréal », souligne Mme Plante.

Défi à long terme

Isabelle Thomas, professeure titulaire à l’École d’urbanisme et d’architec­ture du paysage de l’Université de Montréal, voit ce plan pour une ville résiliente d’un très bon œil.

« C’est un plan qui est très prometteur. Montréal se positionne avec cette stratégie dans une thématique qui est incontournable et qui est complètement essentielle. Mais le plus intéressant, c’est que le plan de la Ville met le citoyen au cœur de la résilience et elle [Montréal] veut travailler avec sa population » commente Mme Thomas.

« La stratégie est mise en place pour les cinq prochaines années, mais le défi sera maintenant de continuer et de faire avancer ce plan à long terme longtemps après ce délai. »

Si Montréal se positionne en tant que leader avec ce plan au Canada, Isabelle Thomas souhaite aussi que d’autres grandes villes canadiennes prennent en exemple la métropole et qu’elles établissent à leur tour des stratégies pour devenir des villes résilientes.