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Trump va gâcher vos vacances !

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Non, ce n’est pas une fake news ! L’attitude cavalière de Donald Trump à l’endroit du Canada risque de changer vos plans si vous aviez prévu un séjour aux États-Unis. Je parie que vous allez y penser à deux fois avant de franchir la frontière. Et pour des raisons qui ont toutes à voir avec les nombreux commentaires désobligeants du président américain.

Notre dollar en chute

D’abord, notre dollar est devenu de l’argent de Monopoly depuis que Trump dénigre sans gêne le Canada. Pas facile de construire un hôtel sur Place du parc quand on ne passe pas Go ! C’est donc nettement moins intéressant de magasiner aux « States » disent les habitués qui, jusqu’à récemment, couraient les aubaines à Plattsburgh ou Burlington. Pneus, vêtements, chaussures ne sont plus aussi alléchants. Quand on se met à comparer, on se rend compte que les prix ont augmenté aux États-Unis. La nourriture coûte plus cher qu’avant comme la plupart des denrées. C’est d’ailleurs étonnant que les Américains ne s’en plaignent pas. Sont-ils à ce point aveuglés par le show de boucane de leur président ? Pour nous, une fois qu’on a rajouté 30 à 35 % de taux de change et les droits de douane, les deals sont rares.

Tannés du « bully »

Ensuite, on commence à en avoir assez de se faire traîner dans la boue par un intimidateur qui glorifie les dictateurs et déséquilibre la paix mondiale. Ce n’est quand même pas rien. « Pourquoi on irait dépenser notre argent dans un pays qui nous crache dessus ? » Le consommateur n’aime pas se faire niaiser trop longtemps. Soixante-dix pour cent des Québécois disent qu’ils prendront leurs vacances ici.

Un mouvement antiaméricain s’organise, #buycanadian ou #boycottamerica, en réponse au protectionnisme exacerbé de Trump. Les gens annulent leur voyage aux États-Unis et privilégient l’achat local. Le magazine Maclean’s de Toronto dénonce des magasins qui offrent des produits de la famille Trump. À Gatineau, un restaurateur a refusé de servir des vins californiens. Des gestes de principe qui auront peu d’impact sur les Américains. De mon côté, j’irai tester l’ambiance quelques jours chez nos voisins. Je vous raconterai. D’ici là, je vous souhaite un bel été.