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Maximisez les retombées fiscales des camps de vacances

Maximisez les retombées fiscales des camps de vacances
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La cloche annonçant la fin des classes vient tout juste de sonner que des milliers de jeunes se demandent de quelle façon ils passeront leurs vacances.

Pour les plus vieux fréquentant le cégep ou l’université, la période estivale est très souvent l’occasion de dénicher un premier emploi d’été pour se faire de l’argent de poche.

Pour les plus jeunes, l’été est plutôt synonyme de plaisir. Plus d’un choisira de participer à des camps de vacances (camps de jours, sportifs, scientifiques, artistiques ou musicaux) afin de profiter d’un horaire bien rempli et d’activités encadrées. Peu importe le choix des jeunes, les frais exigés peuvent atteindre des sommes très importantes principalement si l’enfant séjourne une ou plusieurs semaines à l’extérieur de la maison.

Sur le plan fiscal, les frais de camp de vacances sont assimilés à des frais de garde. Ils donnent donc droit à un allégement fiscal prenant soit la forme d’une déduction fédérale ou d’un crédit d’impôt remboursable du Québec. Regardons ces règles de plus près.

Au fédéral

Le fédéral accorde une déduction qui permet au parent ayant généralement le revenu net le moins élevé de réduire son revenu imposable. Les frais de garde admissibles ne doivent pas excéder l’un de ces trois montants pour qu’une déduction soit accordée.

Rappelez-vous toutefois que la déduction ne pourra jamais excéder les deux tiers du revenu gagné par le parent qui la réclame :

  • 8000 $ par enfant âgé de six ans ou moins à la fin de l’année 2018 (né en 2012 ou après) ;
  • 11 000 $ par enfant souffrant d’une déficience grave et prolongée ;
  • 5000 $ par enfant âgé entre 7 et 16 ans (ou de plus de 16 ans avec un handicap).

Puisque les frais d’un camp de vacances s’ajoutent aux frais de garde annuels, les frais admissibles sont limités à ces trois montants.

Au Québec

Le Québec a plutôt choisi d’offrir un crédit d’impôt remboursable dont le taux est fonction du revenu familial total des parents. Le taux du crédit varie entre 26 % et 75 % et il peut être réclamé par l’un ou l’autre des parents, peu importe qui a réellement payé les frais.

Les frais admissibles sont similaires à ceux admis au fédéral sous réserve des deux exceptions suivantes : aucune limite n’est applicable au revenu gagné et le montant admissible annuel est de 9000 $ pour un enfant âgé de six ans ou moins.

Colonie de vacances avec séjour

La règle la moins bien comprise concerne la limite applicable lorsque l’enfant séjourne sur les lieux du camp. Lorsque l’enfant dort sur place, les frais hebdomadaires admissibles sont grandement réduits. Les limites précédentes, basées sur l’âge, ne sont plus applicables et les montants suivants prévalent et donnent aussi droit à la déduction fédérale et au crédit d’impôt remboursable du Québec :

  • 200 $ par semaine par enfant de six ans ou moins ;
  • 275 $ par semaine pour chaque enfant souffrant d’une déficience grave et prolongée ;
  • 125 $ par semaine si l’enfant est âgé entre 7 et 16 ans (ou de plus de 16 ans s’il a un handicap).

♦ Sylvain Moreau, FCPA, FCGA, Pl. Fin., D. Fisc., TEP. Associé en fiscalité, Raymond Chabot Grant Thornton

 

Conseils

  • Au fédéral, les frais de garde peuvent occasionnellement être déduits par le parent ayant le revenu le plus élevé, par exemple, lorsque le conjoint est aux études à temps plein ou est hospitalisé ;
  • Même si vous n’avez aucun impôt à payer, le Québec vous remboursera le crédit auquel vous avez droit alors qu’au fédéral la déduction ne sert qu’à réduire le revenu imposable sans possibilité de remboursement.