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Ce type d’appareils haut de gamme est évidemment très coûteux et n’est pas à la portée de toutes les bourses. Je suis toutefois obligé d’affirmer qu’un pêcheur, ainsi équipé, peut presque tout voir sous la surface des lacs et des rivières, comme s’il était immergé dans l’eau, les yeux grands ouverts.
Photo courtoisie Ce type d’appareils haut de gamme est évidemment très coûteux et n’est pas à la portée de toutes les bourses. Je suis toutefois obligé d’affirmer qu’un pêcheur, ainsi équipé, peut presque tout voir sous la surface des lacs et des rivières, comme s’il était immergé dans l’eau, les yeux grands ouverts.

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Les détecteurs de profondeur pour la pêche sportive existent depuis près de 60 ans et les manufacturiers ne cessent de les améliorer.

À l’origine, ces unités sophistiquées étaient conçues pour aider les marins à repérer les sous-marins et les icebergs à l’époque de la guerre.

De nos jours, les amateurs possèdent un appareil relativement performant, qu’ils ont payé entre 250 et 600 $, afin de connaître la profondeur et la température de l’eau et pour localiser les poissons, les attroupements de ménés et tous les types de structure.

Tendance

La majorité des adeptes se servent d’un seul sonar lorsqu’ils se lancent aux trousses des diverses espèces qui nagent dans nos eaux. À l’époque où je participais à de nombreuses compétitions de haut calibre, comme l’ensemble des autres pêcheurs, j’avais un appareil à la console que j’utilisais principalement pour la navigation, la détection d’habitats potentiels pour les poissons ainsi que les transitions en ce qui touche la composition des matières qui recouvrent le fond marin (herbeux, sablonneux, vaseux, rocailleux, etc.) grâce à la fameuse bande grise. Puis, j’avais une deuxième unité à l’avant du bateau qui était fort utile lorsque je déployais le moteur électrique afin de découvrir ce qui se cachait sous la coque lors de mes déplacements à pas feutrés. Autrefois, nous n’avions qu’une seule option, soit de voir sous l’embarcation en mode 2D.

Suréquipé ?

Depuis quelques années, sur diverses chaînes spécialisées de télé et dans quelques revues américaines, on peut voir des pêcheurs équipés avec quatre gros sondeurs surdimensionnés. Ces derniers parcourent les États-Unis de long en large et ils ont très peu de temps pour découvrir où se cachent les achigans, les dorés ou les autres prédateurs en vue des tournois à venir. Ils doivent observer, analyser et cumuler le plus de détails possibles relatifs au monde marin qu’ils scrutent à la loupe.

J’ai récemment communiqué avec la spécialiste Stéphanie Dubois, de la firme Raytech Électronique de Laval, pour discuter de ce sujet. Cette dernière me racontait que ses techniciens venaient tout juste de terminer l’installation de quatre appareils sur le bateau d’un compétiteur et que le lendemain matin, elle devait se rendre avec celui-ci sur l’eau, pour expliquer le fonctionnement à l’acquéreur. Après avoir eu l’accord du client, Stéphanie m’a invité à me joindre à eux pour la présentation.

Localisation

Le pêcheur avait opté, avec les conseils de Mme Dubois, pour quatre echoMap Plus 95SV de Garmin. Un des deux écrans de 23 cm (9 po), installé sur la console de conduite, servira principalement pour la navigation GPS et pour la sauvegarde de waypoints (points de cheminement).

L’autre, pour sa part, sera séparé en deux afin d’afficher d’un côté la vision traditionnelle d’un sonar. La sonde CHIRP à haut débit, avec balayages allant de 80 à 160 kHz et à faisceau large, lui permettra de voir ce qui se passe sous sa position. Puis, il pourra avoir une vue plongeante ajustable à gauche et à droite de l’embarcation, sur un axe latéral avec la fréquence 455/800 kHz du SideVü.

À l’avant de la coque, lorsque le manieur de canne sera en position de pêche, il programmera une des deux unités proposant une résolution de 800 x 480 pixels avec d’un côté la carte bathymétrique Canada LakeVü HD couvrant 13 500 lacs, dont 4800 en HD avec contours précis de 30 cm (1 pied), pour y sauvegarder ses différents sites de prédilection. Il pourra même perfectionner ses cartes géo référencées et y ajouter ses données prélevées grâce à l’outil Quickdraw contours. Puis, sur l’autre portion du moniteur, il optera soit pour une vision plongeante traditionnelle soit pour une vue latérale SideVü.

Spectaculaire

Normalement, lorsqu’on regarde un sonar et qu’il détecte des poissons, ils apparaissent à la droite sur l’écran et ils demeurent visibles quelques secondes, en défilant vers la gauche. En fait, le signal qui se dessine au début est en temps réel, mais dès qu’il se déplace sur le moniteur, il fait partie de l’historique et n’est apparent que pour vous donner le temps de bien le visionner, car le poisson est déjà derrière vous.

Ce qui m’a le plus épaté de toute cette pléthore d’instruments électroniques sophistiqués, c’est la fonction Panoptix qui sera affichée sur le deuxième appareil frontal. Lorsque cette technologie est apparue sur le marché, le client avait le choix d’opter pour une sonde scrutant autour de lui et balayant vers l’avant ou pour un modèle orienté vers le bas.

Avec la venue de la nouvelle version, la PS22-TR, qui s’installe sur l’arbre du moteur électrique, l’utilisateur peut changer l’orientation de cette dernière à sa guise en vissant et dévissant aisément un écrou plastifié. Grâce à cette pure merveille d’ingénierie, l’adepte voit les poissons en rouge, son leurre et les ménés en jaune ou chartreuse, les déplacements des poissons sous forme de traînées rosées, leur position par rapport à vous, leurs réactions et les attaques, en temps réel, et ce, que le bateau soit en mouvement ou stationnaire. Stéphanie m’indiquait qu’une toute nouvelle technologie, semblable, mais encore plus révolutionnaire, la Panoptix Livescope, serait mise en marché dès la semaine prochaine.


Pour en savoir plus, composez le 514 975-1015 ou visitez les sites garmin.com ou raytech.ca.