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Boni d’entrée: le PDG d’IQ plaide l’erreur «sémantique»

investissement Quebec
Photo d’archives, Simon Clark Le PGD Pierre Gabriel Côté, photographié ici en commission parlementaire, l’automne dernier, mène la « transformation » d’Investissement Québec. Elle passe par de nouvelles embauches, comme celle de Marie Zakaïb.

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Le PDG d’Investissement Québec (IQ) plaide l’erreur «sémantique» pour expliquer l’octroi d’une somme de 25 000 $ au moment de l’embauche d’une nouvelle vice-présidente.

Pierre Gabriel Côté a déclaré dans une entrevue téléphonique à notre Bureau d’enquête que le terme «boni d’entrée» n’aurait pas dû être utilisé dans le dernier rapport annuel de la société d’État pour décrire cette transaction.

«La sémantique sera corrigée lors du prochain rapport», a-t-il dit.

M. Côté préfère la formule «entente de compensation pour perte d’avantages préemploi».

Notre Bureau d’enquête a rapporté jeudi qu’IQ a versé une prime de 25 000 $ à une nouvelle vice-présidente, Marie Zakaïb, à son embauche en mars 2017.

Compensation

Alors que Loto-Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec et Hydro-Québec nous ont déclaré ne pas offrir de «boni d’entrée», M. Côté a soutenu le contraire.

«On sait que ça se fait ailleurs dans les sociétés d’État, mais c’est peut-être appelé autrement», a-t-il dit en ajoutant que «la Caisse de dépôt fait ça constamment».

Selon M. Côté, Mme Zakaïb a subi «une perte qui était beaucoup plus grande», en quittant la Banque TD, que la «petite compensation» versée par IQ.

Quant à l’explosion de 55 % de la masse salariale des cadres d’IQ, exposée jeudi dans nos pages, M. Côté a plaidé que les frais de gestion sur fonds propres de IQ demeurent raisonnables, à 1,23 % en 2018.

«On est en bas, et de loin, de tout ce qui est comparable.»

Malgré cela, IQ ne comptera pas plus que les 88 cadres actuels, contre 51 l’an dernier.

«On a mis le niveau de gestion nécessaire», a dit M. Côté.