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Si j’étais ministre...

En lisant ce texte, vous découvrirez les différentes législations que je mettrais en place si j’étais ministre du MFFP. Certaines de mes propositions seront appréciées, d’autres bien acceptées et certaines seront carrément détestées par certains d’entre vous. Elles auront toutefois toutes un but commun soit de protéger nos ressources et la pérennité de nos activités.
photo courtoisie En lisant ce texte, vous découvrirez les différentes législations que je mettrais en place si j’étais ministre du MFFP. Certaines de mes propositions seront appréciées, d’autres bien acceptées et certaines seront carrément détestées par certains d’entre vous. Elles auront toutefois toutes un but commun soit de protéger nos ressources et la pérennité de nos activités.

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J’ai récemment décrié le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, comme étant l’un des pires à avoir géré nos activités de prélèvement.

Si j’ai critiqué le travail du ministre pour plusieurs raisons, en contrepartie, j’ai fait l’exercice de vous proposer des solutions qui, me semble, feraient en sorte d’améliorer le rendement du ministère. Soyez rassurés ; je n’ai aucune intention de me présenter sur la scène politique ! Voici donc ce que je ferais si j’étais ministre :

Mission : Je demanderais au premier ministre que mon ministère se concentre uniquement sur la ressource faunique et que ce qui touche la forêt soit transféré à un autre responsable.

Permis : J’abolirais le système actuel de ventes des permis. Tout comme en Ontario, tous les amateurs devraient se procurer une carte plastifiée qui serait valide pour une période de trois ans. À l’achat de cette carte à un prix minime, les adeptes pourraient y faire ajouter leurs différents permis sous forme électronique ou tout simplement apposer des vignettes par la suite. En plus de la simplicité du système, le ministère pourrait avoir des informations sur sa clientèle au niveau de l’âge, de l’expérience, etc. Le ministère pourrait recueillir les adresses courriel de sa clientèle et lui faire parvenir des messages informatifs. Dans l’éventualité que cette solution soit trop coûteuse pour les consommateurs, j’opterais pour un système d’achat en ligne, comme on le fait pour les billets de spectacle.

Sauvegarde : Afin de freiner les braconniers, j’augmenterais le nombre d’agents de protection de la faune de 374 à près de 500. Si on protège mieux la faune terrestre et aquatique, nos divers sites de prédilection pourraient devenir plus giboyeux et poissonneux.

Amendes : Quand un individu commet des infractions majeures et délibérées de braconnage, j’ordonnerais qu’on retire les permis de chasse, de pêche et de piégeage à ce dernier au prorata de la gravité de ses actes. Exemple, si une personne soutire deux fois sa limite de truites, elle perdrait le droit de pratiquer les diverses activités de prélèvement pendant un an. Si elle abat un cerf de Virginie en temps prohibé, elle ne pourrait pas obtenir l’ensemble de ses permis pendant trois ans. Des amendes et autres condamnations viendraient s’ajouter à cette mesure dissuasive.

Clientèle : Afin de stimuler la relève en chasse, pêche et piégeage, je proposerais que les permis de pêche, de chasse au petit gibier et de collectage du lièvre soient gratuits pour les jeunes de 18 ans et moins ainsi que pour les jeunes de 24 ans et moins inscrits aux études à temps plein. Pour tous les autres permis (orignal, cerf, ours), je crois qu’ils devraient être à 50 % de rabais pour cette même clientèle. Il y aurait évidemment des pertes de revenus à ce niveau, à court terme. Il faut toutefois réaliser que si l’on ne stimule pas la relève, il y aura un manque à gagner beaucoup plus important, plus tard, s’il y a beaucoup moins d’adeptes.

Tirages au sort : Je soumettrais des assouplissements pour deux clientèles, soit les jeunes et les personnes âgées. Lorsqu’un adepte gagnerait au tirage au sort pour le cerf sans bois, pour un premier abattage ou pour l’orignal sans bois, ce dernier aurait la possibilité, s’il le souhaite, de transférer son permis spécial à un jeune ou à une personne de 65 ans et plus. Cela les encouragerait et les stimulerait au maximum à poursuivre l’activité de chasse.

Règle : J’obligerais les intervenants du ministère à publier, au moins six mois avant le début des saisons de chasse et de pêche, les règles qui régissent ces sports. Cela permettrait à la clientèle de programmer ses vacances et ses congés.

Pêche

Accès : L’ensemble des rampes de mise à l’eau serait accessible à tous. Au moment de passer la loi, toutes les descentes de bateaux qui sont gratuites le resteraient définitivement. Les autres endroits qui imposent des frais devraient revoir leur tarification de façon à ne pas dépasser une somme de 20 $ par jour pour l’utilisation de la rampe et pour le stationnement. Les municipalités seraient tenues d’offrir suffisamment d’espace de parking.

Perches : Comme presque partout ailleurs en Amérique, je permettrais aux détenteurs de permis de pêcher avec deux cannes simultanément. Cela leur donnerait la chance d’exploiter deux approches en même temps, tout en respectant les règles et les quotas.

Ménés : Il est difficile de gérer la provenance des poissons-appâts lors de la vente et les possibilités de propagation d’espèces nuisibles. Je donnerais toutefois le droit aux résidents possédant un permis de pêche, de capturer leurs propres poissons-appâts avec des engins spécifiques bien identifiés, et pour leur utilisation personnelle. Ces derniers ne pourraient être en possession de plus de six douzaines de cyprins et ne pourraient pas les utiliser comme appâts dans un autre plan d’eau que celui d’où ils proviennent. Ils devraient aussi s’assurer que les ménés fassent partie des espèces et sous-espèces autorisées par la loi.

Gamme de taille : L’instauration de la règle voulant qu’on remette à l’eau les dorés mesurant moins de 32 ou 37 cm et ceux de plus de 47 ou 53 cm, selon les zones, a pour but de protéger les géniteurs et la relève. Je donnerais toutefois la permission aux adeptes de garder un trophée dépassant la taille maximale, sans possibilité de remise à l’eau ultérieure s’ils en capturent de plus gros.

Périodes : Il est possible de pêcher le doré sous la glace jusqu’au 31 mars dans bien des secteurs. Avec les changements climatiques, il n’est pas rare que la glace disparaisse à la première, deuxième ou troisième semaine de mars. Plusieurs amateurs se ruent alors avec leur embarcation pour taquiner les dorés alors qu’ils sont très vulnérables. J’interdirais cette pratique. La pêche blanche devrait se dérouler sous la croûte gelée et pas autrement afin de donner une chance à la reproduction.

Chasse

Précision : J’ai souvent vu des gens tirer sans minutie avec leur carabine, et blesser du gibier. J’obligerais les chasseurs à se présenter tous les trois ans à un club de tir pour qu’ils prouvent à un instructeur que leur arme à feu est bien ajustée. Les amateurs incapables de viser correctement ne pourraient renouveler leur carte plastifiée leur donnant le droit d’acheter leur permis. De toute façon, entre vous et moi, tout le monde se doit de faire cet exercice au moins une fois par année ou avant de partir à la chasse.

Nourrissage : Lorsqu’une personne offre de la nourriture aux cerfs de Virginie avant et pendant le temps de la chasse, c’est dans un but précis : les attirer et les concentrer dans un secteur donné. L’appâtage à l’automne peut favoriser la transmission de maladies graves. Afin de garder nos cheptels bien en santé et pour éviter toutes chances de pandémies qui pourraient un jour décimer de nombreux cervidés, j’instaurerais une loi interdisant de nourrir les animaux. Cela ferait aussi en sorte que tous les chasseurs auraient des opportunités égales. Le nourrissage hivernal qui occasionne aussi des rassemblements de cervidés et de nombreux accidents routiers serait également interdit.

Tir létal : Lorsqu’on vise un grand gibier, c’est dans le but de le foudroyer. Lorsqu’on tire, la bête doit s’écrouler. Trop souvent des chasseurs vont faire feu puis aller voir s’ils ont atteint le chevreuil, l’ours ou l’orignal. Certains quitteront même la scène sans être allés voir si l’animal gisait à proximité en prétextant ne pas l’avoir touché. Afin d’éviter toute forme de gaspillage et de souffrance et pour obliger les nemrods à poser des actes réfléchis, ces derniers ne pourraient pas retourner chasser au cours des 36 heures suivant le tir, et devraient consacrer la majeure partie de ce temps à tenter de trouver le gibier qu’ils avaient décidé de prélever.

Armé : Les conducteurs de chien de sang retrouvent fréquemment les gibiers blessés qui ont réussi à prendre la fuite. Lors de leurs recherches, la loi actuelle ne leur permet pas d’être armés pour achever une bête. Il arrive donc fréquemment que ces derniers voient un chevreuil, un orignal ou un ours se lever et s’enfuir, ce qui complique leur travail et diminue leurs chances de succès. Je donnerais la permission aux conducteurs de chien de sang dûment certifiés de pouvoir être armés pour mettre un terme plus rapidement à leur mission.

Canidés : Afin de limiter les carnages engendrés par les loups et les coyotes sur les rejetons des cerfs et des orignaux, ainsi que sur les adultes, j’autoriserais la chasse à ces deux prédateurs à l’année.

Panache : Étant un adepte de la saine gestion et de l’équilibre des troupeaux de chevreuils, je permettrais aux jeunes apprentis de récolter une femelle ou un mâle arborant au moins trois pointes au total. Les autres chasseurs pourraient intercepter les cerfs avec un minimum de trois pointes d’un côté.

Femelles : Lors de l’achat de votre permis de chevreuil, on vous demanderait dans quelle région vous comptez chasser. Afin de ramener un certain équilibre et un meilleur ratio mâles-biches, il y aurait une attribution au hasard de permis de femelles lors de l’acquisition de votre permis de chasse. Vous auriez la surprise ou non d’apprendre que vous pouvez prélever une femelle. Le tout serait établi en fonction de la surpopulation.

Relève : Afin d’initier les jeunes, j’autoriserais la chasse à l’écureuil gris, noir et roux, avec des carabines à air comprimé.

Loterie : Peu importe les traités ou les conventions, lorsque l’état de la population le permet, j’allouerais un certain nombre de permis de chasse au caribou par tirage au sort.