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Les Trois Accords travaillent sur un nouvel opus

Les Trois Accords
Photo courtoisie, Jay Kearney Fidèle à leur rythme de création, avec un album tous les trois ans, les Trois Accords travaillent en ce moment sur leur sixième collection de chansons.

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TADOUSSAC | Fidèle à leur rythme de création, avec un album tous les trois ans, les Trois Accords travaillent en ce moment sur leur sixième collection de chansons. Le quatuor a choisi de s’installer dans le bois pour concocter ce nouvel opus qui sera lancé à l’automne.

«La moitié de l’album est enregistrée et nous sommes très excités. Ça ne paraît pas sur nos visages en ce moment, mais le reste du temps, on capote», a laissé tomber le chanteur-guitariste Simon Proulx, quelques heures avant de monter sur scène à Tadoussac pour lancer la 35e édition du Festival de la chanson.

La formation a fait une première séance de travail au Studio Wild, à Saint-Zénon, et elle doit y retourner dans deux semaines.

«Ça risque d’être notre meilleur album depuis le dernier», a-t-il ajouté, pince-sans-rire.

Après avoir enregistré Joie d’être gai, à Brooklyn, avec Gus Van Go et Werner F., avec qui ils travaillent depuis plusieurs années, le quatuor avait envie d’une tout autre ambiance de création.

Un camp musical

Mis à part le bassiste Pierre-Luc Boisvert, qui est un gars de bois, tout le monde, précise le batteur Charles Dubreuil, n’est pas dans sa zone de confort.

«Les ondes cellulaires ne rentrent pas. On passe nos soirées à faire de la musique et on écoute, après, plein de DVD de vieux bands des années 1970 et 1980. C’est vraiment cool d’être là-bas en huis clos», a-t-il dit.

«C’est vraiment une nouvelle affaire, pour nous, d’être dans une espèce de camp musical retiré. On est un peu déstabilisés et c’est très créatif, comme ambiance», a fait savoir Simon Proulx.

Avoir du plaisir

Avec 15 années au compteur, les Trois Accords ont déjoué tous les sceptiques qui leur prédisaient une très courte carrière.

«Nous sommes super contents de voir, année après année, le public se régénérer et que les gens viennent toujours nous voir en spectacle. J’imagine qu’ils savent qu’ils vont passer un bon moment. C’est très cool», a mentionné Simon Proulx.

Charles Dubreuil indique que les Trois Accords ne pensaient jamais, au jour un, qu’ils étaient pour être toujours là 15 ans plus tard.

«Oui, nous sommes surpris, si on remonte à nos débuts, d’être toujours là, mais on a évolué avec ce projet-là. On a mis du sérieux au fil des années, malgré une façon d’aborder les choses qui n’est pas standard et nous sommes un peu moins surpris par les résultats. On a toujours respecté le public, joué de la musique de façon sérieuse et nous sommes à jeun sur scène. On a mis des choses en place afin d’obtenir cette longévité», a-t-il fait remarquer.

L’objectif premier qui est d’avoir du fun n’a pas du tout changé.

«À la minute qu’on n’aura plus de fun, même s’il y a encore de l’argent à faire, on va arrêter. Nous sommes quatre amis qui ont du fun ensemble et j’ai l’impression que les gens sentent ça», a dit le batteur.

Classifié groupe pop-rock humoristique selon la version française de Wikipédia, les Trois Accords deviennent sont un groupe rock du Québec dans sa version anglaise. Comme s’il existait, quelque part, une scène pop-rock humoristique.

«On a grandi en écoutant NOFX, Blink-182, Weezer et les Red Hot Chili Peppers, qui ont une manière d’aborder les sujets n’est pas très différente de la nôtre. Eux, c’est juste des bands de rock et nous, nous sommes humoristiques. On s’est fait identifier comme ça en raison de notre façon d’aborder les choses, qui est différente de ce que l’on entend dans la chanson française avec une manière très sérieuse de traiter les sujets. Ce n’est pas non plus comme si on essayait de ne pas être ça. On ne s’est jamais caché de ça», a expliqué le batteur Charles Dubreuil.

«En France, ajoute Simon Proulx, ils trouvent que nous sommes un band punk. On ne contrôle pas comment les gens nous perçoivent.»

Les Trois Accords avouent avoir toujours du plaisir à jouer les vieilles chansons et les incontournables Haiwaïenne et Saskatchewan. Des chansons, précise Simon Proulx, qui sont tellement bonnes.

«C’est dur de résister quand il y a plein de gens qui les chantent autour de toi. C’est tellement une belle connexion. Ça serait vraiment poche, si on se réveillait, un jour, tanné de jouer nos tounes», a-t-il admis.