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La poudre sportive se transforme en or

Le marché des suppléments alimentaires sportifs atteindra 45 milliards $ US d’ici 2022

Athletic man in sportswear pouring with scooper protein powder in the white gym interior
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Poudres protéinées, barres d’énergie, boissons isotoniques, accélérateurs de récupération...

Ces produits étaient il y a quelques années encore utilisés essentiellement par les athlètes et culturistes. Ils font dorénavant leur entrée dans de nouveaux segments de marchés, notamment les professionnels soucieux de leur apparence et les femmes.

Avec une croissance moyenne attendue de 8,4 % par année en Amérique selon les prévisions de Research and Market, ce marché autrefois niche, s’infiltre dans les habitudes de vie d’un large public adepte de conditionnement physique. L’explosion du CrossFit et de la Zumba comme modes d’entraînement, de même que la popularité toujours croissante de la course à pied ont contribué à faire des suppléments alimentaires une part intégrante du rituel.

Se donner un petit boost par tous les moyens

L’éventail de produits maintenant disponibles, d’emballages, de même que les réseaux de distribution sont impressionnants.

Pharmacies, grandes bannières de sports, épiceries, boutiques spécialisées, gym, tous veulent leur part du gâteau de ce secteur à fortes marges.

On joue ici sur la corde sensible de la performance qui est un argument puissant dans toutes les sphères de la société.

Toutes les occasions d’achat sont bonnes et les consommateurs sont en mode achat spontané pour aller chercher l’énergie qui ne servira pas exclusivement à atteindre ses objectifs à l’entraînement, mais bien dans toutes ses activités.

Les plantes ont la cote

Les poudres protéinées tirent la croissance avec 70 % de la valeur de la catégorie. Suivent des boissons RTD (ready to drink) 20 % et des barres d’énergie à 10 %.

Les solutions de remplacement aux protéines animales se font de plus en plus nombreuses. Ainsi, les protéines à base de plantes connaissent un engouement indéniable. Des entreprises québécoises comme Move Protéine comptent bien en tirer parti. « Que ce soit pour des raisons de santé, d’impact environnemental ou autre, nous observons que les protéines végétales gagnent du terrain sur les protéines en poudre conventionnelles comme la “whey” », rapporte Renaud LeBlanc, Président de Move.

Cette jeune entreprise basée à Montréal, utilise des protéines à base de pois, de riz brun, de chanvre et de sacha inchi dans ses produits.

Vers une « premiumisation » de la catégorie

Avec la multiplication des joueurs sur la catégorie et une qualité variable dans les ingrédients de base, les observateurs anticipent des offres misant davantage sur la pureté des ingrédients, ainsi qu’un plus grand contrôle sur la source et l’étiquetage.

D’autant que les risques, notamment au niveau du foie, des troubles cardiaques et de l’insomnie ne sont pas encore pleinement compris par les consommateurs.

Les suppléments en chiffres

  • 87 % des athlètes amateurs et professionnels utilisent des suppléments alimentaires.
  • 40 % des revenus de la catégorie proviennent de l’Amérique du Nord.
  • 46 % des Canadiens utilisent au moins un supplément alimentaire.
  • Les 4 grandes familles de suppléments alimentaires sportifs ne sont pas réglementées (protéines en poudre, boissons énergisantes, vitamines et minéraux, remèdes à bases de plantes et homéopathiques).
Sources : Statista – Grand View Research – Berkshire Hathaway Company – Centre canadien pour l’éthique dans le sport