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Un humour brillant à Sainte-Adèle

La comédie Pierre et Marie... et le Démon est présentée jusqu’au 25 août prochain

Les comédiens Marc St-Martin et Sophie Bourgeois dans une scène de la comédie Pierre et Marie... et le Démon.
Photo courtoisie, Pierre-Luc Bernier Les comédiens Marc St-Martin et Sophie Bourgeois dans une scène de la comédie Pierre et Marie... et le Démon.

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C’est un humour à la fois subtil et brillant avec de bons revirements qui attend les spectateurs du Théâtre Sainte-Adèle pour la saison estivale avec Pierre et Marie... et le Démon.

L’humour de Michel Marc Bouchard est toujours de bon goût, même lorsqu’il s’agit de l’histoire d’un couple ordinaire qui s’aventure dans une relation à trois le temps d’une nuit qui suit une soirée bien arrosée. Marie (Sophie Bourgeois) vient d’être promue en tant qu’attachée politique auprès du ministre du Commerce extérieur (Roger La Rue). Elle a fêté sa promotion avec son mari, Pierre (Marc St-Martin), en abusant de l’alcool. Si bien, qu’ils se réveillent le lendemain matin avec un bon mal de tête et, en sus, un intrus dans leur condo.

Selon les propos de ce beau grand jeune homme, sorti de nulle part, ils auraient, tous les trois, vécu une nuit endiablée. Le problème, c’est que ni Pierre ni Marie ne se souviennent de leur nuit passée.

Comme dans tout bon cauchemar, l’intrus (Simon C. Lepage) s’imposera dans la vie du couple ayant pour effet de multiplier les quiproquos, notamment auprès du ministre du Commerce extérieur, qui se pointera chez le couple à l’improviste.

Belles performances

Marc St-Martin excelle dans son jeu de mari désemparé ayant beaucoup de mal à accepter la situation, mais qui parvient, néanmoins, à garder une certaine ouverture d’esprit. Autre belle performance, celle de Sophie Bourgeois, qui, rappelons-le, a eu à remplacer au pied levé la comédienne Annick Lemay. Son naturel ajoute beaucoup à cette histoire qui à première vue semble improbable.

Figure également dans cette distribution Caroline Bouchard, dans le rôle de l’adjointe de Marie qui, par ses extravagances, a le don de se mettre les pieds dans les plats, permettant de belles fantaisies à cette pièce.

Quant à la qualité de la mise en scène de Philippe Lambert, elle mérite d’être soulignée, tant par son rythme, qui n’offre aucun temps mort, que pour la scénographie, qui offre de belles nuances en raison d’un jeu d’éclairage.

Une très bonne pièce à inscrire à son agenda.


Pierre et Marie... et le Démon, à l’affiche jusqu’au 25 août au Théâtre de Sainte-Adèle (Laurentides)