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650 enquêtes en cours liées à la grève des grutiers

650 enquêtes en cours liées à la grève des grutiers
Photo d'archives Jean-François Desgagnés

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La Commission de la construction du Québec mène des enquêtes sur pas moins de 650 dossiers «de nature pénale» en lien avec la grève illégale des grutiers, du 14 au 25 juin derniers.

Ces cas incluent les 150 premiers que la Commission (CCQ) avait déjà annoncés après les deux premiers jours de débrayage, qui ne visaient que le chantier du nouveau pont Champlain.

Cinq cents autres cas s’ajoutent, après la grève illégale qui a paralysé tous les grands chantiers du Québec.

«Dans le cadre de ces enquêtes, nous priorisons celles qui concernent les cas de menaces et d’intimidation qui nous ont été signalés, soit une vingtaine de dossiers», dit Mélanie Malenfant, chef des relations publiques à la CCQ.

Les enquêtes étant toujours en cours, la Commission s’abstient de faire plus de commentaires.

Intimidation

Dès les premiers jours de la grève illégale, la CCQ disait avoir reçu de l’information sur de l’intimidation sur les chantiers, visant à faire respecter le mot d’ordre de débrayage.

« Des grutiers [...] ont reçu des visites suffisamment convaincantes pour décider de quitter le travail », disait Mélanie Malenfant le 18 juin.

Des sources syndicales confirment que des travailleurs ont porté plainte aux autorités, tout comme les associations patronales dans la construction.

Dès le 18 juin, premier jour du débrayage complet des grutiers québécois, la CCQ annonçait avoir dépêché plus d’une centaine d’enquêteurs sur les chantiers où des grues devaient être en opération, afin de récolter des preuves.

S'il se révèle que les dirigeants syndicaux ont «ordonné, encouragé ou appuyé» une grève illégale, ils s’exposent à des amendes allant jusqu’à 80 000 $ par jour.

Sabotages

Une grue de Petrifond Fondation Cie Ltée a par ailleurs été la cible d’un incendie suspect le 9 juin, a déjà révélé Le Journal. L’entrepreneur avait déployé l’une de ses machines sur le chantier de l’échangeur Turcot malgré le mot d’ordre de grève des heures supplémentaires lancé avant le débrayage complet.

Au même moment, une autre entreprise, Les Constructions Martineau inc., a constaté le sabotage du filage électrique d’une de ses propres grues, a appris notre Bureau d’enquête. Malgré le mot d’ordre, elle aussi avait continué à travailler la fin de semaine, sur le chantier de l’immeuble de condos Le Castelnau, dans Villeray.