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Protection de l’environnement: des organismes dénoncent la résistance des municipalités

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MONTRÉAL – Des organismes ont dénoncé mercredi la résistance des municipalités à protéger l’environnement en adoptant des actions qui minent la conservation des terres agricoles et humides et qui favorisent l’étalement urbain.

Les organismes Vivre en Ville, Équiterre, Nature Québec et la Fondation David Suzuki ont fait front commun et dévoilé une analyse commune qui pointe du doigt les mauvais coups du monde municipal en matière d’environnement, et appellent les acteurs municipaux à faire davantage preuve de responsabilité.

Le directeur général de la Fondation Suzuki Karel Mayrand a entre autres cité la Ville de Lévis qui est en faveur d’un troisième lien entre les deux rives, la MRC de Bellechasse qui souhaite mettre à jour la Loi sur la protection du territoire agricole et le maire de Laval Marc Demers, qui est ouvert à revoir la gouvernance de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

«Nous demandons aux partis politiques de ne pas céder à la pression des municipalités pour faire une chose et son contraire», a réagi le directeur général d’Équiterre Sidney Ribaux, alors que les élections provinciales d’octobre arrivent à grands pas.

Selon le regroupement d’organismes, plus de 1000 hectares agricoles dans les couronnes nord et sud sont actuellement ciblés pour un usage autre qu’agricole.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) a demandé de son côté au gouvernement de rappeler aux municipalités l’importance du ce type de territoire. «Il faut cesser cette dilapidation irresponsable de notre garde-manger», a indiqué par écrit le président général de l’UPA Marcel Groleau.

Autoroutes

Les environnementalistes ont aussi critiqué le prolongement et l’élargissement d’autoroutes, notamment des autoroutes 13 et 19 dans la région métropolitaine, qui augmenteront la congestion routière et vont à l’encontre de la mobilité durable, selon eux.

Le directeur général de Nature Québec Christian Simard a aussi déploré l’adoption de plus de 300 résolutions de conseils municipaux pour affaiblir la Loi sur la conservation des milieux humides.

«S’il y a 10 % des municipalités qui ne jouent pas le jeu [de la protection de l'environnement] et demandent le minimum, tout le monde va demander le minimum», s’est inquiété le directeur général de Vivre en Ville Christian Savard.