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Une mine de terres rares pourrait être exploitée au nord de Sept-Îles

Une mine de terres rares pourrait être exploitée au nord de Sept-Îles
Capture d'écran TVA Nouvelles

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SEPT-ÎLES | On parle de plus en plus des terres rares qui entrent dans la fabrication des téléphones intelligents et qui contribuent au développement d’énergies vertes.

Une filiale de Ressources Québec, la SOQUEM, et Focus Graphite souhaitent exploiter une mine de terres rares au nord de Sept-Îles, sur la Côte-Nord. Cela représente un défi environnemental que les deux partenaires tentent de relever.

La presque totalité des mines de terres rares se trouve en Chine. Il n’existe aucun gisement en exploitation au Québec, mais plusieurs projets d’exploration sont actifs depuis des dizaines d’années.

Parmi ceux-ci, le projet Kwyjibo, situé à 125 kilomètres au nord-est de Sept-Îles. Ce gîte a été découvert au milieu des années 90. Dernièrement, une nouvelle étape a été franchie par la production d’une étude économique préliminaire qui incite les partenaires à poursuivre le développement du projet. Il s’agit d’une mine souterraine et d’un concentrateur ainsi que d’une usine de transformation qui seraient construites en dehors du site d’exploitation.

L’équipe du projet affirme vouloir faire les choses autrement sur le plan environnemental.

La production de terres rares en Chine est polluante. Pour s’assurer que le projet puisse voir le jour au Québec, des tests métallurgiques ont été réalisés avec des méthodes dites classiques avant d’estimer les ressources. Le président-directeur général de la SOQUEM, Olivier Grondin, indique que l’équipe du projet a, en quelque sorte, travaillé à l’inverse des projets miniers traditionnels.

«C’est des méthodes traditionnelles d’extraction. Sauf que nous, on mise sur les meilleures pratiques minières pour démontrer qu’il est possible d’exploiter des terres rares en Occident de manière rentable, mais surtout de manière responsable. Le cadre réglementaire ici au Québec n’est absolument pas le même qu’en Chine. Au point de vue de l’environnement, on n’est pas au même endroit.»

Avant qu’un tel projet ne se concrétise, il y a encore de nombreuses études à réaliser et des investisseurs à convaincre.

Les sommes investies dans ce projet au cours des 20 dernières années avoisineraient les 10 millions $.