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15 bons polars pour partir en vacances!

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Pour agrémenter les vacances, rien de tel qu’un bon polar ou un trépidant thriller. Et grâce aux 15 livres qu’on a sélectionnés à votre intention, vous pourrez en multiplier à loisir le plaisir !

Coupez !

Cameron McCabe,<br>
aux Éditions Sonatine, 384 pages
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Cameron McCabe,
aux Éditions Sonatine, 384 pages

Même si ce roman franchement atypique a été publié en 1937 dans les pays anglo-saxons, on a dû attendre près de 80 ans avant de pouvoir enfin le lire en français. Du coup, on n’avait encore jamais entendu parler de Cameron McCabe, le monteur d’un studio de films londonien à qui on demandera de couper toutes les scènes mettant en vedette Estella Lamare, une jeune actrice dont le corps sera retrouvé peu après dans le bureau du responsable des effets spéciaux. Conscient qu’il ne peut s’agir d’une coïncidence, McCabe décidera ainsi de mener sa propre enquête en surexposant au passage tous les noirs dessous de l’industrie du cinéma.

Un roman culte qui, dans la présente édition, est accompagné d’une intéressante préface signée Jonathan Coe.

Power Play

Mike Nicol,<br> 
aux Éditions du Seuil, 384 pages
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Mike Nicol,
aux Éditions du Seuil, 384 pages

Deon Meyer n’est pas le seul écrivain sud-africain à écrire d’excellents polars. La preuve ? Ce très noir roman signé Mike Nicol a réussi à nous captiver d’un bout à l’autre en nous entraînant au Cap, une ville où violence et corruption vont apparemment de pair à toute heure du jour ou de la nuit. L’intrigue étant assez touffue, on se contentera toutefois d’aller à l’essentiel : alors que la guerre entre les deux principaux gangs du coin bat son plein et que la fille de l’un de ses caïds a été kidnappée, la dirigeante d’une agence de sécurité tentera d’aider les Chinois à faire le commerce des ormeaux. Et si, comme nous, vous n’avez encore jamais entendu parler de ces gros coquillages, ce sera aussi l’occasion d’en apprendre plus sur le sujet !

Plus jamais seul

Caryl Férey,<br>
aux Éditions Gallimard, 322 pages
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Caryl Férey,
aux Éditions Gallimard, 322 pages

D’un livre à l’autre, l’écrivain français Caryl Férey a pris l’habitude de nous trimballer aux quatre coins de la planète et grâce à lui, on a pu découvrir autrement la Nouvelle-Zélande (avec Haka et Utu), l’Afrique du Sud (avec Zulu), l’Argentine (avec Mapuche) et le Chili (avec Condor).

Mais en remettant ici en scène Mc Cash, un borgne qui a jadis été flic, il nous offre un tout autre genre de voyage. En vacances avec sa fille de 13 ans, ce quinquagénaire qui en a déjà vu de toutes les couleurs apprendra que l’un de ses vieux amis a perdu la vie au large de Gibraltar et à ses yeux – ou plutôt à son œil ! –, personne d’autre que lui ne saura traiter diligemment cette affaire. Un thriller qui nous en met plein la vue dès les premières pages.

Le triomphe des ténèbres

Giacometti  Ravenne,<br> 
aux Éditions  JC Lattès,<br> 
480 pages
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Giacometti Ravenne,
aux Éditions JC Lattès,
480 pages

C’est le premier opus d’une palpitante série qui nous offre un tout autre aperçu de l’incroyable soif de pouvoir des disciples d’Hitler, le célèbre tandem Éric Giacometti / Jacques Ravenne ayant écumé les archives ésotériques du Troisième Reich pour nous permettre d’en apprendre plus sur l’Ahnenerbe. Fondé par Himmler en 1935, cet obscur institut frayant avec les sciences occultes avait en effet pour mission de chercher à travers le monde des objets capables de renforcer l’hégémonie nazie. Chargés de jouer les Indiana Jones, de nombreux SS seront ainsi envoyés aux quatre coins de la planète pour piller quantité de sites sacrés et loin de revenir toujours bredouilles, on ne tardera pas à découvrir pourquoi on l’a échappé belle.

Juste avant la nuit

Isabel Ashdown,<br>
Éditions cherche midi,<br>  
360 pages
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Isabel Ashdown,
Éditions cherche midi,
360 pages

Depuis quelques années, plusieurs excellents suspenses psychologiques tournent autour de la disparition d’un très jeune enfant. On songe entre autres à Gone, Baby, Gone de Dennis Lehane, au Poids des mensonges de Patricia McDonald ou au Couple d’à côté de Shari Lapena. Ce à quoi s’ajoute désormais Juste avant la nuit, où on apprendra très vite que la petite Daisy s’est mystérieusement volatilisée pendant que sa tante Jess était censée en prendre soin.

Vivant chez sa sœur Emily, dont elle a longtemps envié la vie de rêve avec mari et enfants sur l’île de Wight, Jess expliquera donc peu à peu ce qui s’est passé ce soir-là tout en cédant régulièrement la parole à sa frangine qui, de son côté, semble avoir longtemps caché plus d’un secret...

Son dernier souffle

Robert Dugoni,<br>
aux Éditions Michel Lafon,<br>
496 pages
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Robert Dugoni,
aux Éditions Michel Lafon,
496 pages

Aux États-Unis, Robert Dugoni fait partie des auteurs de thrillers jouissant d’une excellente renommée. Mais dans les pays francophones, on commence à peine à le découvrir et après Le dernier repos de Sarah, qui a été traduit – et publié ! – en 2017, on a maintenant la chance de lire le deuxième opus de la série Tracy Crosswhite.

Skeleton Road

Val McDermid,<br> 
aux Éditions Flammarion,<br> 
464 pages
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Val McDermid,
aux Éditions Flammarion,
464 pages

Avec ce énième polar, l’écrivaine écossaise Val McDermid nous entraîne d’emblée au cœur d’Édimbourg, où les restes d’un inconnu viennent d’être découverts au sommet d’un immeuble datant de l’époque victorienne. Et c’est à l’inspectrice Karen Pirie que reviendra la lourde tâche de comprendre ce qui a bien pu se passer là-haut, les maigres indices dont elle dispose permettant d’affirmer sans l’ombre d’un doute que l’inconnu a froidement été assassiné.

Un polar qu’on a surtout apprécié pour son volet historique, qui en dit long sur la guerre des Balkans et ses innombrables retombées.

Au 5e étage de la faculté de droit

Christos Markogiannakis,<br> 
aux Éditions Albin Michel,<br> 
288 pages
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Christos Markogiannakis,
aux Éditions Albin Michel,
288 pages

La faculté de droit du titre se situe à Athènes, et son cinquième étage englobe toute la section de criminologie. Un étage qui permet de grimper rapidement les échelons si on espère un jour pouvoir s’offrir une belle carrière au sein de la police athénienne. Le hic? L’une de ses professeures y sera assassinée et le doctorant qui découvrira son cadavre finira lui aussi peu après à la morgue. Du coup, c’est l’un des anciens étudiants de cette faculté qui héritera de l’affaire, le jeune capitaine Christophoros Markou étant mieux placé que quiconque pour en pénétrer les arcanes et tenter d’élucider le pourquoi et le comment de ce double meurtre.

Un polar assez bien mené qu’on ne devrait pas renvoyer aux calendes grecques !

L’héritage des espions

John le Carré,<br> 
aux Éditions du Seuil, 320 pages
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John le Carré,
aux Éditions du Seuil, 320 pages

Afin de varier les genres, on a volontairement attendu quelques mois avant de parler du nouveau John le Carré, qu’on tenait mordicus à glisser dans ce « spécial polars/thriller ». Car en plus de se faire assez rares, les romans d’espionnage qui ont, en prime, été rédigés par des écrivains ayant jadis appartenu au MI5 et au MI6 sont encore plus rares.

Avec ce énième opus, celui qui pourrait en remontrer à James Bond ou à Jason Bourne revient ainsi sur une opération sous-marine qui a été effectuée pendant la guerre froide, les techniques utilisées à l’époque pour infiltrer la Stasi laissant fortement à désirer.

Un excellent cru, certaines histoires gagnant en couleur et en profondeur avec le temps.

Le diable rebat les cartes

Ian Rankin,<br>
aux Éditions du Masque, 384 pages
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Ian Rankin,
aux Éditions du Masque, 384 pages

Même s’il est maintenant à la retraite, John Rebus, le personnage fétiche du romancier écossais Ian Rankin, est toujours obsédé par une vieille affaire remontant aux années 1970. À l’époque où il n’était encore qu’un jeune inspecteur préférant écouter les Rolling Stones ou terminer ses journées au pub, il n’a pas su coincer le meurtrier de la jeune et jolie Maria Turquand qui, tout comme lui, adorait faire la fête. Quelques décennies plus tard, il tentera donc de se rattraper en nous offrant un vrai bon polar.

Kisanga

Emmanuel Grand,<br>
aux Éditions  Liana Levi,<br>
392 pages
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Emmanuel Grand,
aux Éditions Liana Levi,
392 pages

En s’alliant avec la Chine, l’entreprise française Carmin a reçu le feu vert pour exploiter au Congo un gisement de cuivre qui devrait rapidement faire rouler sur l’or tous ses principaux investisseurs. Un contrat particulièrement juteux qui forcera Olivier Martel, l’ingénu ingénieur chargé d’en diriger les opérations, à se frotter à une kyrielle de barbouzes et de banquiers sans scrupules pendant qu’un journaliste ayant déjà enquêté sur le très noir passé de Carmin tentera par tous les moyens de faire capoter l’ensemble du projet. Le reste de l’intrigue étant franchement difficile à résumer, on se contentera d’ajouter que ce thriller vaut bel et bien son pesant d’or ou de cuivre !

Innocente

Amy Lloyd,<br> 
aux Éditions Hugo Thriller,<br> 
398 pages
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Amy Lloyd,
aux Éditions Hugo Thriller,
398 pages

Enseignant à Bristol, en Angleterre, Samantha s’intéresse de près au cas Dennis Danson. Incarcéré pour le meurtre d’une jeune fille perpétré 20 ans plus tôt à Red River, en Floride, Dennis croupit dans le couloir de la mort. Ayant entamé une très riche relation épistolaire avec lui, Samantha décidera donc d’aller le rejoindre pour l’épouser et, oui, le miracle qu’ils espéraient se produira peu après : Dennis sera relâché et Samantha ne tardera pas à comprendre qu’elle aurait peut-être mieux fait de convoler avec quelqu’un d’autre...

Un thriller captivant !

Tout autre nom

Craig Johnson,<br> 
aux Éditions Gallmeister,<br> 
352 pages
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Craig Johnson,
aux Éditions Gallmeister,
352 pages

Depuis des années, on suit avec plaisir les enquêtes du shérif Walt Longmire, le héros fétiche de l’écrivain américain Craig Johnson. D’un livre à l’autre, il nous entraîne ainsi dans les vastes plaines du Wyoming, où la vie des habitants est loin d’être aussi plate qu’on pourrait le croire, de sombres évènements venant régulièrement les arracher à leur quotidien.

Dans ce 11e opus, Walt Longmire enquêtera ainsi sur le suicide d’un collègue œuvrant dans le comté voisin, ce dernier s’étant tiré deux balles dans la tête. Il apprendra que plusieurs jeunes femmes de la région ont mystérieusement disparu, ce qui l’obligera à mener une seconde enquête.

Là où rien ne meurt

Hervé de Moras et Franck Calderon,<br> 
aux Éditions Robert Laffont,<br> 
368 pages
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Hervé de Moras et Franck Calderon,
aux Éditions Robert Laffont,
368 pages

À la suite d’une importante inondation qui a entraîné juste devant chez lui le corps d’un vieil ami, Paul Bénévent fera rapidement partie des suspects, ledit ami ayant apparemment été assassiné. Le genre de truc qu’on ne souhaite à personne, car Paul devra ensuite se débrouiller pour prouver son innocence. Un suspense qui nous offre en prime une belle histoire d’amour.

Laisse-moi en paix

Clare Mackintosh,<br> 
aux Éditions Marabout,<br>
 432 pages
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Clare Mackintosh,
aux Éditions Marabout,
432 pages

À quelques mois d’intervalle seulement, Anna assistera tour à tour à l’enterrement de son père et de sa mère, chacun d’eux ayant décidé de se suicider. Alors qu’elle vient à peine de donner naissance à une adorable petite fille, Anna commencera donc à se demander pourquoi ses parents ont agi de la sorte, car, à sa connaissance, aucun d’eux n’avait jamais eu d’idées suicidaires.

Un thriller psychologique qui multiplie les rebondissements de manière à décupler notre plaisir de lecture !