/24m/job-training
Navigation

Briller en entrevue à l'aide de la technique STAR

bewerber in einem gespräch
contrastwerkstatt - stock.adobe.com

Coup d'oeil sur cet article

Anne-Hélène Dupont - 37e AVENUE

 

La technique STAR permet de structurer les réponses aux questions d’entrevue sous forme de récits. Explications et astuces pour la mettre en pratique.

« Parlez-moi de la fois où... »

Les entrevues comportementales ont désormais la cote. Dans ce genre d’entretien d’embauche, les questions de l’employeur mènent le candidat à parler de ses expériences ou à s’autoévaluer.

Le principe sous-jacent : en apprendre sur votre passé professionnel permet à l’employeur de se forger une image de l’employé que vous serez si l’organisation vous embauche.

Quelques exemples de thèmes abordés dans une entrevue comportementale :

* le plus grand défi professionnel que vous avez dû relever;

* vos difficultés et vos échecs;

* les réalisations dont vous êtes fier;

* une situation professionnelle où vous avez dû travailler sous haute pression;

* les conflits que vous avez vécus avec des collègues ou des supérieurs.

Ces thèmes ouvrent la porte à des réponses en forme de récit. On ne se sent pas la fibre conteuse particulièrement développée? Structurer sa réponse autour de l’acronyme STAR produit un récit complet et cohérent.

 

La méthode STAR expliquée

L’acronyme STAR renvoie aux mots « situation », « tâche », « action » et « résultat ». Voici à quoi chacun renvoie.

Situation. Comme dans « mise en situation ». On présente le contexte : quand, où, qui, quoi, comment.

Tâche. À cette étape, on décrit le travail qu’il s’agissait de réaliser et ses objectifs. Sans oublier les contraintes et les difficultés auxquelles on a fait face : manque de ressources, échéance courte, personnalités incompatibles...

Action. On présente les actions accomplies pour s'acquitter de la tâche et surmonter les difficultés. C’est le moment de mettre subtilement en valeur ses propres qualités et compétences!

Résultat. On dresse le bilan de l’opération, en insistant sur les résultats obtenus. Les recruteurs aiment à cet égard entendre du concret : des chiffres, des observations, des faits. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes? C’est l’occasion de montrer sa maturité en indiquant les leçons qu’on a tirées de l’expérience.

 

Une approche constructive

Pour le conseiller d’orientation Érick Beaulieu, le grand intérêt de l’approche STAR est son côté concret : « En entrevue, il faut se concentrer sur ce qu’on peut apporter à l’entreprise. Donner des exemples de situations où on a montré nos compétences, comme cette méthode nous mène à le faire, donne un bon ancrage. »

Le conseiller d’orientation invite les chercheurs d’emploi à identifier au préalable quelques compétences clés qui les caractérisent et à trouver des exemples de situations où ces compétences ont été mises à profit. Chacun de ces exemples devient le noyau autour duquel déployer une réponse narrative.

Érick Beaulieu salue aussi le côté constructif de l’approche STAR. « En entrevue, nos plus grandes forces sont nos faiblesses assumées. On gagne à se montrer capable de travailler sur soi. C’est une preuve de maturité. » Les récits de type STAR sont à son avis tout indiqués pour répondre aux questions portant sur les difficultés, les défauts et les échecs, puisqu’ils se terminent sur un bilan où le candidat souligne ce qu’il a appris.

Connaissance de soi et ouverture

À quelles questions se préparer? Quelle longueur devrait avoir chaque récit? Pour Érick Beaulieu, une entrevue n’est pas une recette fixe. Impossible, donc, de donner des limites précises.

L’entrevue doit à son avis être conçue comme une discussion plutôt qu’un interrogatoire : « Pour savoir si on en a dit assez, il suffit de le demander! Est-ce que j'ai dit l'essentiel pour vous? Voulez-vous que j'en parle plus? Et si on pense qu'on a trop parlé, on peut dire que c'est un défaut et qu'on s'en rend compte, donc on vient de marquer des points ! »

Structurer ses réponses en adoptant la technique STAR n’équivaut pas à se lancer dans un exposé oral comme à la petite école.

« Il faut voir l’entrevue comme un premier rendez-vous amoureux : si on est trop rigide, c’est là qu’on risque de se planter. L’important, c’est d’être soi-même et de s’ouvrir à l’autre », conclut Érick Beaulieu.