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Festival de jazz jour 8 : L’âme de Dominique Fils-Aimé, le blues de Steve Hill

Festival de jazz jour 8 : L’âme de Dominique Fils-Aimé, le blues de Steve Hill

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Nous avons assisté hier soir à un doublé qui valait son pesant de talent. Dans la petite salle du M Telus (ex Savoy), la jeune chanteuse Dominique Fils-Aimé a su admirablement tirer son épingle du jeu. Ex-participante au concours télévisé La voix, elle présentait plusieurs compositions de son petit dernier : Nameless.

Du soul jazz oui, où il fut question d’esclavagisme et du combat que dut mener la communauté afro-américaine au fil des décennies. Heureuse, et loin d’être impressionnée, pour cette grande première, m elle livra une prestation sans failles, où la mémoire de Billie Holliday (Strange Fruit) et Nina Simone (Feeling Good) était évoquée en filigrane. Nous retiendrons la voix qui rappelle parfois Sade (Smooth Operator), mais sur des textes plus acides. Entourée de six musiciens plus que compétents, cette jeune artiste que nous devons absolument suivre et encourager, comme il se doit, fut l’une des très belles surprises de ce festival.

 

Steve Hill... entre le blues et le rock puissant


De tous les lieux du festival, mise à part la grande scène, passage stratégique, la scène du blues reste sans contredit l’une des plus vivantes. Pour sa 25e apparition, le chanteur, guitariste et, disons-le homme-orchestre Steve Hill ne faisait pas mentir sa réputation. Devant une foule compacte qui transpirait à grosses gouttes, nous eûmes droit à une prestation musclée, digne des meilleurs concerts rock teintés de blues. Dans la foulée de son dernier –né : The One man Blues Rock Band, il a sorti « l’artillerie lourde  » , et, le tour était joué. Jamais redondant, bondissant d’une époque à l’autre, Steve Hill est un redoutable guitariste qui fait vivre le blues avec un bonheur indéfinissable... merci !

 


À 18h,  à l’Astral : Jordan Officer

Des histoires de voyage où se conjuguent le rock et le country... surprenant

À 18 h, au Gésu, le maitre de l’orgue B-3 Lonnie Smith rencontre le saxophoniste ténor Chris Potter

 

À 19 h, à la Maison symphonique, la chanteuse Holly Cole ou l’art des standards de jazz.