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Geste inapproprié de Justin Trudeau: l’incident a vraiment eu lieu, dit la principale intéressée

Le premier ministre Justin Trudeau
AFP Le premier ministre Justin Trudeau

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La femme envers qui le premier ministre Justin Trudeau aurait eu un comportement inapproprié il y a 18 ans alors qu’il n’était pas encore en politique a brisé le silence vendredi, confirmant que l’incident a vraiment eu lieu. Elle a toutefois précisé qu’elle ne veut pas en parler davantage.

Dans une déclaration remise à certains médias du Canada anglais, la femme, qui a été journaliste entre 1999 et 2001 pour le journal «Creston Valley Advance», à Creston, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, a aussi dévoilé son nom. Elle s’appelle Rose Knight.

Elle dit dans son message qu’elle est bien «la journaliste qui était l’objet d’un éditorial [...], publié dans le Creston Valley Advance en août 2000» dans lequel il est dit que Justin Trudeau, alors âgé de 28 ans, avait «tâté» de façon inappropriée la reporter.

«M. Trudeau s’est excusé le jour suivant. Je n’ai pas donné suite à l’incident à l’époque et ne vais pas lui donner suite davantage», écrit-elle dans sa déclaration, ajoutant qu’elle publie ce message «à contrecoeur, en réponse à la pression croissante des médias pour que je confirme que j’étais la journaliste [en question]».

«Après cette déclaration, je ne fournirai pas de détails ni informations additionnels. Le débat, s’il continue, continuera sans ma participation.»

L’incident est survenu lors d’un événement-bénéfice de la fondation Avalanche Canada. M. Trudeau s’était impliqué dans cette organisation après le décès de son frère Michel dans une avalanche quelques années plus tôt. Rose Knight couvrait l’événement-bénéfice en tant que journaliste.

Appelé à réagir aux propos de Mme Knight, le premier ministre Trudeau a réitéré qu’il croyait toujours qu’il n’avait rien fait de mal envers l’ex-journaliste il y a 18 ans.

«Je suis confiant que je n’ai pas agi de façon inappropriée, mais je pense que l’essentiel est que les gens peuvent interpréter des interactions de différentes façons [...]. Je me suis excusé à ce moment-là parce que j’avais perçu qu’elle avait vécu cet événement d’une autre façon que moi», a indiqué M. Trudeau lors d’une conférence de presse à Calgary vendredi après-midi.

«La leçon que nous devons en tirer est que les femmes vivent des interactions différemment des hommes [...]. Il y a un éveil collectif en ce moment et c’est sûr que ça va amener des conversations et des réflexions difficiles à ce sujet», a ajouté le premier ministre.

M. Trudeau avait réagi pour la première fois dimanche dernier au sujet de cet incident qui commençait à être de plus en plus mentionné dans les médias en déclarant ne pas se souvenir «de la moindre interaction négative» concernant cette journée d’août 2000.