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Public généreux au Grand Montréal comédie fest

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MONTRÉAL | Le deuxième «Grand Spectacle» montréalais du Grand Montréal comédie fest, qu’animait Yannick de Martino à L’Olympia, vendredi, fut plutôt calme: on en retiendra surtout les numéros déjà entendus offerts par certains des invités les plus célèbres. Heureusement pour les artistes, par contre, les spectateurs présents ont ri abondamment et ont été très généreux.

Avec ses gags absurdes à l’emporte-pièce, Yannick de Martino a bidonné son parterre autant qu’il l’a dérouté, car certains ne comprenaient parfois pas les «punchs» du jeune homme. «Anne-France Goldwater, si on adaptait son nom en français, cette madame-là s’appellerait Urine», a-t-il analysé à un certain moment. Nerveux au départ, de Martino a gagné de l’assurance tout au long de sa prestation.

Sylvain Larocque a sauté du coq à l’âne en jasant de son prénom, de Noël et de sa «germaine» d’ex. Katherine Levac a réutilisé du matériel qu’elle a déjà maintes fois proposé, à Juste pour rire comme ailleurs, dont ses réflexions sur les quiz télévisés. Idem pour Dominic Paquet, qui a remâché sa tirade amour-haine envers le restaurant Kentucky.

Accueilli en héros et salué par une ovation, François Bellefeuille s’est gentiment moqué de sa progéniture... qui lui fait parfois honte en vomissant au restaurant.

Hélicoptère-vedette

Vendredi, comme la veille, trois «Grands Spectacles» se tenaient à peu près simultanément, dans trois villes en périphérie de Montréal: en plus de Yannick de Martino sur l’île, Mélanie Couture et Maude Landry avaient convié le public de Saint-Eustache, et Étienne Dano pilotait la soirée à Châteauguay.

Outre le fait d’avoir voulu étendre son offre au-delà du territoire du «514» - une idée qui l’honore -, l’organisation du Grand Montréal comédie fest a ajouté une difficulté à son mandat en faisant participer ses personnalités à plus d’un gala le même soir. L’hélicoptère déjà emblématique du festival les transportait d’une région à l’autre.

Vendredi, Martin Petit et Jean-Thomas Jobin enchaînaient les trois événements. D’autres, comme Sylvain Larocque et Dominic Paquet, ne foulaient «que» deux scènes en environ deux heures.

Il a beaucoup été question de cette prouesse de quasi-dédoublement à L’Olympia, vendredi. Martin Petit a expliqué le concept sur vidéo, et Yannick de Martino a poussé quelques gags d’hélicoptères dans son monologue d’entrée, rapidement expédié pour les contraintes de temps imposées. On a alors senti que les premières minutes du «Grand Spectacle» étaient un peu bâclées pour permettre aux comiques de vivre le plaisir du voyage en hélico.