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Drake déçoit sur Scorpion

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Le rattrapage estival se poursuit avec un LP qui, à l’image de la récente canicule, aura repoussé plusieurs mélomanes dans leur dernier retranchement : le fameux Scorpion de Drake.

Drake - Scorpion

★★ ½

Photo courtoisie

Disque empoisonné ?

Œuvre archi populaire (voire trop ?), Scorpion est une parution platine depuis son lancement numérique (la version CD suivra le 13 juillet) grâce au succès de ses simples, dont God’s Plan.

Des jours après son dévoilement, des légions de fans de musique accusent Spotify d’enfoncer le rappeur romantique dans leurs oreilles tant sa moue et ses pièces se sont retrouvées sur plusieurs listes d’écoute de la plateforme.

Bref, la lune de miel semble terminée entre l’artiste et bon nombre de fans. Mais qu’en est-il de l’œuvre ?

Eh bien, disons que Scorpion est moyen. Très moyen. Ce qui, pour un bonhomme aussi grandiloquent que Drake, est incroyablement décevant.

Mou et sans direction

Bien que l’œuvre double se veut ambitieuse avec ses 25 chansons, bon nombre d’entre elles ne sont là que pour gonfler le nombre de pistes. Après plusieurs écoutes, on se surprend à appuyer sur le bouton d’avance rapide.

Ce travail d’écumage aurait dû se faire en studio et non pas par les mélomanes après la parution.

Sans blague, outre ses « singles » et March 14 (où le rappeur s’épanche sur son statut de père absent), Scorpion est sans grande surprise et cruellement mou.

Malgré la pléthore de collaborateurs (allant de Nicki Minaj à... Michael Jackson) et le budget de promotion derrière son cinquième LP, Drake ne convainc pas et semble même en errance. Ce qui est un brin déboussolant.

Bref, à écouter – sur Spotify, justement – avant d’investir.

Florence and The Machine - High As Hope

★★★

Photo courtoisie

Tout d’abord les fleurs : Florence Welsh est incroyablement en voix et joue de son organe avec virtuosité. Il faut dire que l’aspect « intimiste » de ce quatrième disque permet sûrement d’apprécier encore plus l’interprétation de la chanteuse tant, musicalement parlant, High As Hope est un brin verbeux, voire même un peu lourd. Bref, les moments où Welsh et compagnie soulèvent les mélomanes sont rares et c’est dommage. Pour les fans, surtout.

Sean Nicholas Savage - Screamo

★★★ ½

Photo courtoisie

Troubadour montréalais incroyablement productif, Sean Nicholas Savage étonne sur Screamo, une 13e parution qu’on pourrait qualifier de « pop 80 rencontrant du yatch rock, mais interprété par un bonhomme à la dégaine de Mac DeMarco ». Œuvre incroyablement sentimentale (bien qu’au énième degré), Screamo demeure tout de même attachant, mais polarisera bon nombre de mélomanes. À ranger dans les péchés mignons, j’vous dis !

Kids See Ghosts - Kids See Ghosts

★★★★

Photo courtoisie

Après avoir déçu avec ye, Kanye se rattrapait à peine quelques semaines plus tard avec Kids See Ghosts, un projet lancé avec son confrère Kid Cudi. Bien qu’on doute que le duo multiplie les parutions, ce super-groupe tient de quoi avec son approche rythmique quand même champ gauche ainsi que sa propension à maintenir une certaine tension d’un bout à l’autre. Bref, aucun temps mort ici, et c’est tant mieux.

Coup de coeur


Lily Allen - No Shame

★★★ ½

Photo courtoisie

On a déjà connu l’artiste pop plus enjouée, mais jamais aussi explicite. Ce qui se distingue surtout de ce quatrième album, ce n’est pas sa trame musicale – pop, mais pas trop pétaradante et avec des influences électro et dancehall –, mais bien les propos de la chanteuse qui aborde sa séparation, ses problèmes de consommation, sa relation avec ses enfants et son industrie. Un beau morceau de bravoure !